Logone Oriental : tragédie autour de la disparition de boeufs, trois morts

Trois morts et plusieurs blessés dans une escalade de violence au Logone Oriental

Un tragique incident a secoué la province du Logone Oriental le 23 février, après la disparition présumée de deux bœufs qui a déclenché une série de violences meurtrières.

Les événements ont débuté lorsque des éleveurs, en quête de leurs bœufs disparus, se sont rendus au village de Nday. Sur place, la situation a dégénéré : les éleveurs ont pris deux bœufs d’attelage appartenant aux villageois, escaladant ainsi les tensions déjà palpables.

Parmi les villageois, Asrané Asngar et ses compagnons ont tenté de récupérer leurs animaux en suivant les traces laissées par les éleveurs. Leur initiative a viré au drame : ils ont été pris pour cible, subissant des tirs d’armes à feu. Grièvement blessé, Asrané Asngar a été transporté en urgence au centre de santé de Nday, où il a finalement succombé à ses blessures.

La violence s’est propagée jusqu’au village voisin de Sako, dans le canton de Bodo. Djerassem Djingarte et son jeune frère Nodjiasdé Djingarte, qui ne faisaient que passer près d’un campement d’éleveurs, ont été brutalement attaqués. Les deux frères ont été tués, frappés de sagaie et par arme à feu.

Les autorités locales, comprenant des représentants administratifs, civils et militaires, se sont rapidement déplacées sur les lieux pour dresser le bilan de cette tragédie : trois morts et plusieurs blessés. Un éleveur a été arrêté à des fins d’enquête. Les corps des victimes ont été remis à leurs familles endeuillées.

Ce drame met en lumière les tensions récurrentes entre éleveurs et villageois dans la région. Ces conflits, souvent liés à l’usage des terres et des ressources, sont une problématique persistante nécessitant des solutions durables.

En attendant les résultats de l’enquête, la communauté reste sous le choc, marquée par cette flambée de violences qui souligne la fragilité des relations intercommunautaires dans cette zone.