L’URD appelle à cesser les violences à Korbol pour protéger les civils
Affrontements à Korbol : Inquiétude et appel à la paix de l’URD
Début de l’année 2026, le département de Korbol, dans le Moyen-Chari, est devenu le théâtre de violents affrontements entre un groupe d’hommes armés et l’Armée nationale tchadienne, suscitant l’inquiétude des acteurs politiques locaux.
Les tensions montent au Moyen-Chari depuis le début de l’année. Récemment, de violents accrochages ont opposé un groupe armé à l’Armée nationale, une situation jugée préoccupante par plusieurs observateurs locaux. Parmi eux, l’Union pour le Renouveau et la Démocratie (URD), dont le bureau provincial a exprimé ses préoccupations face à l’escalade des violences. Selon un communiqué signé par Bemadjibaye Solinan, le secrétaire général provincial de l’URD, les récents affrontements ont causé des pertes humaines considérables et engendré d’importants dommages matériels.
Un climat sécuritaire dégradé
Le contexte sécuritaire dans cette région est devenu plus tendu depuis le début de l’année, avec Korbol comme principal foyer de crispation. La multiplication des confrontations armées a non seulement fait des victimes, mais a aussi perturbé la paix et la stabilité du quotidien des habitants. Le spectre de l’insécurité pèse lourdement, remettant en cause les efforts de réconciliation et de paix initiés par les autorités tchadiennes.
Importance de maintenir la paix
Les responsables de l’URD ont souligné dans leur communiqué que ces violences compromettent sérieusement la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble entre les différentes communautés du Moyen-Chari. Ils mettent en exergue l’importance de la politique de la main tendue prônée par les autorités nationales pour favoriser la paix. Dans ce contexte, l’URD appelle à une cessation immédiate des hostilités et propose la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les incidents récents.
Perspectives de désescalade
En outre, l’URD plaide pour le retour au dialogue, un passage jugé indispensable pour renouer avec la paix. Ce processus devrait, selon eux, impliquer un panel d’acteurs, incluant autorités compétentes, leaders religieux et le Médiateur de la République. Le parti recommande également d’autres mesures pour renforcer la paix, notamment le désarmement des groupes armés et la réinsertion des combattants, ainsi que le retour en toute sécurité des personnes déplacées.
Pour conclure, les événements récents à Korbol rappellent à quel point la situation reste volatile au Moyen-Chari. Les efforts de désenclavement et de stabilisation de cette région demeurent cruciaux pour éviter que de telles violences ne se reproduisent, mettant en péril la fragile cohésion sociale locale.