Lutte pour l’eau potable au Tchad : avancées et défis persistants

Le ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie sollicite l’action commune pour l’accès à l’eau potable

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, s’est présenté devant les députés, le mercredi 29 avril, pour dresser un bilan de l’accès à l’eau potable au Tchad lors d’une session animée dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi.

Au cœur de cet échange, le taux d’accès à l’eau potable, évalué à 63,50 % selon le Centre de Documentation et d’Information Géographique (CDIG) du ministère, a suscité de vives discussions. Cette moyenne nationale, a souligné le ministre, masque cependant des inégalités significatives entre les provinces.

Reconnaissant la complexité de ses missions, Marcelin a rappelé que « l’eau et l’énergie sont transversales », tout en réaffirmant que l’approvisionnement en eau potable pour chaque citoyen reste une priorité quotidienne du gouvernement.

Sur la question des gouvernements locaux, le ministre n’a pas mâché ses mots, dénonçant des entrepreneurs qui perçoivent des financements sans garantir de résultats tangibles. « Sur le chantier, vous ne voyez rien. Dans les brousses, vous ne voyez rien », a-t-il déploré, promettant une politique de tolérance zéro contre ces pratiques. Il a averti que ceux qui croient pouvoir s’enrichir sans agir sur le terrain se trompent.

Les défis s’étendent également aux forages privés, surtout dans le sud du pays, où la qualité de l’eau reste préoccupante. Cette problématique appelle un contrôle plus rigoureux pour garantir une eau de meilleure qualité.

Parmi les réalisations récentes, le ministre a annoncé la construction et la mise en service de 502 châteaux d’eau et mini-châteaux, la réhabilitation de 90 structures similaires, l’installation de 1 980 pompes à motricité humaine (PMH), la réhabilitation de 256 PMH et l’établissement de 28 stations pastorales solaires.

Cet engagement du gouvernement vise à redresser le secteur de l’eau, malgré des obstacles persistants, témoignant d’une volonté farouche d’améliorer les conditions de vie des Tchadiens. Le défi est vaste, mais des accomplissements concrets sont en cours pour un avenir plus prometteur.