Makarios Holding souligne des irrégularités dans la privatisation de la Sonacim.

Introduction

Le 5 mars, à N’Djamena, Makarios Holding Group a organisé une conférence de presse pour dénoncer le processus de privatisation controversé de la Société nationale de ciment (Sonacim), récemment attribuée au groupe marocain CIMAF.

Déroulement des faits

Lors de cet événement, le PDG de Makarios Holding Group, Makarios Oulekong Imadigue, a exposé les détails de leur offre et critiqué le processus jugé irrégulier. Il a également affronté les déclarations du ministre du Commerce, Dr. Guibolo Fanga Mathieu, qu’il a qualifiées de dépréciatives.

Makarios a expliqué le cheminement de leur candidature, alerté par son administrateur fin janvier 2025. Rapidement, il a mobilisé ses partenaires européens et asiatiques qui se sont engagés financièrement. Ils ont soumis leur offre à la Commission technique en charge du suivi du désengagement de l’État. Un délai supplémentaire leur avait été accordé jusqu’au 25 février 2025 pour finaliser leur proposition, ce qui impliquait le recrutement d’experts locaux et internationaux pour des évaluations techniques et environnementales complètes.

Le 10 mars 2025, après une notification de sélection, Makarios Holding a déposé une offre comprenant un paiement immédiat de 56 milliards de FCFA et un plan d’investissements totalisant 97 milliards. Selon Makarios, leur proposition était financièrement et techniquement supérieure, comme signalé dans le rapport de la Commission du 7 mars, mais l’accord a finalement été donné à CIMAF le 22 mars.

Contexte ou impact

Cette décision a surpris Makarios Holding lorsqu’ils ont découvert que CIMAF avait reçu une acceptation dès le 28 février 2025, malgré un processus officiellement encore en cours. Cette situation a mené Makarios O. Imadigue à exprimer son indignation, surtout après les propos qualifiés d’« arrogants » du ministre du Commerce sur la valeur de la Sonacim.

Le comité de privatisation a pourtant choisi CIMAF, transférant ainsi 70 % du capital du cimentier à ce groupe tout en préservant 30 % pour l’État. Cette opération vise à stabiliser les prix du ciment et à garantir les emplois, selon le ministre Thadien en charge des Finances.

Clôture naturelle

Face à ces événements, le débat autour de la privatisation de la Sonacim met en lumière la complexité des processus de cession d’entreprises publiques au Tchad, soulevant des questions sur la transparence et l’équité des pratiques économiques dans la région.