Malgré la baisse des salaires, la foi demeure intacte à N’Djaména : Abdelkadre Djibia témoigne

Des Enseignants Tchadiens Privés de Salaire : Le Bras de Fer Continue

Lors d’une conférence de presse organisée le 24 février, le secrétaire général du Syndicat des enseignants du Tchad (SET), section de N’Djaména, a annoncé que les autorités avaient suspendu le versement des salaires des enseignants en grève.

Le SET, qui représente la voix des enseignants tchadiens, dénonce l’absence de paiements pour les enseignants participant à un mouvement de grève initié pour revendiquer l’application du décret 2850, relatif au statut particulier des enseignants. Cette mesure gouvernementale a été confirmée par le secrétaire général du SET, qui a exprimé sa détermination à poursuivre le combat malgré les sanctions financières imposées.

L’annonce intervient à un moment crucial de tension entre le gouvernement tchadien et le corps enseignant. Le décret 2850, mentionné par les syndicats, est perçu comme un texte clé visant à améliorer les conditions de travail des enseignants. Cependant, sa mise en œuvre traîne depuis des mois, provoquant l’exaspération des syndicats qui ont décidé de recourir à la grève pour se faire entendre.

Cette situation place de nombreux enseignants dans une situation financière délicate, mais, comme l’a souligné leur représentant, ils restent résolus à obtenir des avancées concrètes. « Bien que les salaires soient coupés, Dieu n’abandonne jamais ! » a encouragé le secrétaire général, reflétant la foi et la persévérance qui animent ce mouvement de protestation.

Ce bras de fer entre les autorités et les enseignants n’est pas sans conséquences sur le système éducatif tchadien, déjà fragilisé par d’autres défis. La perturbation des cours affecte des milliers d’élèves à N’Djaména et au-delà, menaçant l’année scolaire pour de nombreux jeunes.

Alors que le conflit perdure, l’issue reste incertaine. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui devra décider s’il souhaite privilégier le dialogue ou maintenir ses positions dans ce dossier sensible.

En guise de conclusion, la détermination des enseignants du Tchad souligne l’enjeu crucial que représente l’amélioration des conditions éducatives dans le pays. Un conflit dont les répercussions pourraient bien dépasser le simple cadre salarial pour s’inscrire dans un débat plus large sur l’avenir de l’éducation nationale.