Mali : Création d’une École des mines et du pétrole

Conseil des ministres : le Mali se dote d’une École des mines et du pétrole

Le 30 septembre 2026, le Conseil des ministres du Mali s’est réuni en session ordinaire au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État. Cette réunion a été l’occasion d’adopter plusieurs mesures importantes visant à renforcer le développement du secteur extractif du pays.

Parmi les décisions notables, le Conseil a acté la création de l’École des mines et du pétrole. Cette nouvelle institution a pour objectif de répondre à la pénurie de formations spécialisées et adaptées aux exigences croissantes du secteur minier malien. Avec la montée en puissance de l’exploitation des ressources naturelles, l’École est appelée à former une main-d’œuvre qualifiée qui pourra soutenir le développement durable du secteur.

En plus de cette initiative éducative, le Conseil a approuvé la transformation du Programme pour le développement des ressources minérales en un établissement public à caractère scientifique et technologique. Ce nouvel organisme sera rebaptisé Agence pour la recherche et le développement des ressources minérales. Cette transition vise à dynamiser la recherche et l’innovation dans le domaine minier, essentiel pour optimiser l’exploitation des ressources naturelles du pays.

Les ministres ont également validé l’adoption d’onze décrets qui renouvellent les permis de recherche d’or et de certaines substances minérales. Les sociétés concernées par ces renouvellements incluent Company Mines And Career, Hongda Liujiu Mali, Ressources Robex Mali, Dansoko Gold Mine, M.B.C. Diffusion, Wagadou Explore, Yong Xin Mines et Africa Mining. Ce renouvellement survient après une période de suspension entre décembre 2022 et mars 2025, ce qui avait affecté la continuation des travaux sur des périmètres présentant des potentialités prometteuses.

En parallèle, des mesures ont été prises dans le domaine agricole, notamment l’adoption d’un décret établissant les compétences transférées de l’État vers les collectivités territoriales, en réponse à la suppression de la collectivité territoriale de Cercle. Ce transfert est crucial pour permettre une gestion plus locale et adaptée des ressources agricoles.

Les nominations individuelles ont également été un point clé de cette réunion. Le Conseil a désigné de nouveaux responsables à plusieurs postes stratégiques. Au ministère des Transports et des Infrastructures, le Colonel Djibrilla Harouna a été nommé Directeur général de la Société malienne de transport et de logistique (SMTL). Dans le secteur de l’Énergie et de l’Eau, M. Hamidi Diakité, ingénieur en génie civil, a été nommé Directeur général de la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SMPEP), tandis qu’un économiste, M. Amadou Sow, a été nommé à la tête de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP).

L’ensemble de ces mesures et nominations témoigne de la volonté du gouvernement malien d’approfondir son engagement envers le développement économique et d’améliorer les compétences nécessaires pour valoriser les ressources naturelles du pays. Dans un contexte où le secteur des mines et du pétrole représente une partie intégrante de l’économie malienne, ces décisions sont d’une importance capitale pour l’avenir du pays.