Mali : décisions clés sur l’encadrement minier et la protection
Mali : Encadrement minier, protection de l’enfance et coopération régionale au cœur des décisions du Conseil des ministres
Le Conseil des ministres du Mali s’est réuni le vendredi 28 août 2026 au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général Assimi Goïta, également Président de la Transition et Chef de l’État. Cette session a été marquée par l’adoption de plusieurs décrets relatifs à des enjeux cruciaux, notamment le secteur minier, la protection de l’enfance et la coopération régionale.
Encadrement du secteur minier
Parmi les décisions phares figurant à l’ordre du jour, un décret a été approuvé, établissant les modalités de participation de l’État au capital social de la Société Mines de Kobada S.A. Créée pour exploiter le gisement aurifère de Kobada, situé dans le cercle de Kangaba, en région de Koulikoro, cette société est désormais tenue de se conformer au nouveau Code minier ainsi qu’à la loi sur le contenu local adoptée en 2023. Les négociations ont abouti à un protocole d’accord stipulant que la participation globale de l’État et des investisseurs nationaux atteindra 35 %. Ce chiffre se décompose en 10 % de part gratuite et non diluable, 20 % de participation en numéraire et 5 % réservés aux investisseurs nationaux. La gestion de cette participation sera assurée par la Société du patrimoine minier du Mali.
Protection sociale des enfants
Le département de la Santé et du Développement social a également franchi une étape importante avec l’adoption de décrets conférant le statut de pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été victimes d’actes de terrorisme, ainsi que 13 autres enfants abandonnés sans parent. Ces jeunes bénéficieront d’une prise en charge adaptée, incluant des soins médicaux, une gratuité ou un soutien financier pour leur éducation, ainsi que des mesures d’adoption et de placement.
Gouvernance publique et formation professionnelle
Des efforts ont été entrepris pour améliorer la gouvernance dans le domaine de la jeunesse et des sports. Un décret a été modifié pour rectifier les insuffisances organisationnelles au sein du Palais des Pionniers, touchant notamment la composition de son conseil d’administration et les missions de sa direction générale. En outre, le Centre de formation professionnelle Aoua Keïta a été transformé en Établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST). Cette restructuration, proposée par le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, vise à renforcer l’efficacité de cet établissement destiné à former et perfectionner des filles et des femmes non scolarisées ou déscolarisées.
Coopération régionale et communications sectorielles
La réunion a aussi été rythmée par plusieurs communications importantes. Une annonce notable est celle de la 5e édition de la Semaine nationale de la Réconciliation, prévue du 15 au 21 septembre 2026, centrée sur le vivre-ensemble et la citoyenneté au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), impliquant le Burkina Faso, le Niger et la Guinée. En matière d’intégration minière et énergétique, le ministre des Mines a rapporté une réunion tenue à Ouagadougou le 13 août dernier, où une convention-cadre de coopération a été signée.
D’autres sujets ont été abordés, tels que le bilan de la 1re édition de la Biennale sportive de Bamako, réunissant plus de 1 840 participants, ainsi que l’annonce du 2e Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES, qui se déroulera à Bamako du 18 au 21 novembre 2026. Une rencontre concernant l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité » a également été évoquée, tout comme la situation sanitaire du pays, marquée par une recrudescence des cas de dengue, ce qui a incité le Chef de l’État à rappeler la nécessité de respecter les mesures de prévention.
Ces décisions témoignent de la volonté des autorités maliennes de renforcer la gouvernance et d’améliorer la situation des enfants vulnérables, tout en consolidant la coopération régionale.