Marchés de N’Djamena : la mairie clarifie les tarifs

La Mairie Centrale de N’Djamena Précise les Tarifs des Droits de Place dans les Marchés

Le chef du service de recouvrement de la mairie centrale de N’Djamena, Ngarkelo Ngarmadjingar, a souhaité clarifier les malentendus concernant l’arrêté n°102 relatif aux nouveaux tarifs des droits de place dans les marchés de la ville. Cette intervention survient après des rumeurs qualifiées d’erronées par la mairie, qui affectent les commerçants de la capitale tchadienne.

S’exprimant sur les ondes de Dja FM, Ngarkelo Ngarmadjingar a dénoncé une mauvaise interprétation des consignes municipales. Selon lui, les informations circulant chez certains commerçants, laissant entendre une augmentation significative des tarifs, ne reflètent pas la réalité actuelle. Il a tenu à rassurer en affirmant que les tarifs demeurent constants, oscillant entre 1 200 et 2 500 FCFA le mètre carré, comme c’est le cas depuis plusieurs années.

« Contrairement aux rumeurs d’augmentation exponentielle, nous n’avons pas modifié les tarifs de manière drastique », a-t-il précisé, mettant en lumière que les prix pratiqués dans les marchés Cinquantenaire et Central respectent ces montants. Ngarmadjingar a précisé que le tarif de 5 000 FCFA/m², évoqué comme une possibilité future, n’est pour le moment qu’une projection.

Ngarkelo Ngarmadjingar a également mis en avant que la confusion naît d’une anticipation erronée par certains commerçants. Ces derniers auraient calculé leurs droits de place en tenant compte de ce montant potentiel de 5 000 FCFA/m², alors que ce tarif n’est pas actuellement appliqué.

Face à cette situation, il a souligné l’importance de se fier aux montants inscrits sur les bordereaux de recouvrement, mentionnant que des chiffres élevés comme 45 000 ou 180 000 FCFA ne font pas partie des pratiques actuelles. Le chef du service de recouvrement a insisté sur le fait que les tarifications en vigueur n’excèdent pas 2 500 FCFA/m².

Concernant le tarif potentiel de 5 000 FCFA/m², Ngarmadjingar a exprimé qu’il pourrait être mis en œuvre dans le futur, dans le cadre d’une initiative visant à moderniser et améliorer les infrastructures du marché. Pour l’instant, il s’agit simplement d’assurer une application stricte et harmonieuse des règles existantes.

Cette mise au point intervient dans un contexte de tensions entre la mairie et les commerçants, exacerbées par la fermeture temporaire de boutiques au marché à mil, en protestation contre la supposée hausse des taxes communales. À travers cette clarification, la mairie centrale espère pacifier les relations avec les opérateurs économiques et continuer à structurer correctement les opérations dans les marchés de N’Djamena.