Massakory : 21 détenus graciés par le président

Titre : Remise de peines présidentielle : 21 détenus bénéficiaires à la maison d’arrêt de Massakory

La maison d’arrêt de Massakory, située dans la province du Hadjer-Lamis, a été le théâtre d’une cérémonie officielle de remise de peine ce jeudi 1er octobre 2026. Cet événement, marqué par la présence de plusieurs autorités administratives, judiciaires et militaires locales, dont le délégué général du gouvernement auprès de la province, Général Ahmat Kardayo Hissein, et le président du Conseil provincial, a permis à 21 détenus de l’établissement de bénéficier d’une mesure de clémence présidentielle.

Sur les 78 détenus que compte actuellement cet établissement pénitentiaire, 19 ont vu leur peine réduite tandis que deux autres détenus ont été libérés de manière définitive. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’application du décret n° 2151/PR/2026, émis le 14 août 2026, instituant une grâce présidentielle en faveur des condamnés de droit commun.

Lors de son discours, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Massakory, Abdelkader Adoum Nangtoingar, a expliqué aux participants le fondement juridique de cette libération anticipée. Il a précisé que cet acte trouve son origine dans la Constitution qui accorde au Président de la République la prérogative de gracier, soulignant que cette mesure ne doit pas être interprétée comme un encouragement à l’impunité.

Pour sa part, le général Ahmat Kardayo Hissein a souligné que cette remise de peines reflète l’engagement du Chef de l’État en faveur des valeurs essentielles de justice, d’humanisme, de paix et de cohésion sociale. Il a exhorté les détenus concernés à profiter de cette chance pour se pencher sur leur parcours passé et se conformer aux lois de la République. Le délégué général a encouragé les détenus à adopter un comportement responsable et à se préparer à leur réinsertion sociale. Quant aux deux personnes libérées, il les a invitées à faire preuve de responsabilité dans leur nouvelle vie, en rétablissant les liens familiaux et en s’engageant sur le chemin du travail, de la dignité et du respect mutuel.

En conclusion de la cérémonie, les deux détenus bénéficiaires de la liberté totale ont reçu leurs ordres de mise en liberté définitive des mains des autorités. Un cas particulier a été celui d’une femme, condamnée la veille de la cérémonie, qui a également bénéficié de la grâce présidentielle. Ce geste illustre l’attention portée par l’exécutif à la réinsertion sociale des détenus ainsi qu’à l’amélioration des conditions de détention.

Le délégué général n’a pas manqué de saluer le travail des autorités judiciaires, administratives, sécuritaires et pénitentiaires qui, par leur engagement quotidien, contribuent à l’application de la justice, au maintien de l’ordre et à la réhabilitation des détenus. Cette remise de peines, au-delà de ses implications individuelles, vise à renforcer le tissu social en promouvant une coexistence pacifique et harmonieuse entre tous les citoyens.