Meta doit verser 375 millions de dollars pour avoir mis des mineurs en danger aux États-Unis
Meta condamné à une amende record pour mise en danger de mineurs
Meta Platforms, maison mère des célèbres réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp, a été condamné par un tribunal de l’État de Santa Fe à verser 375 millions de dollars. Cette lourde sanction résulte d’une violation présumée des lois de protection des consommateurs, impliquant la sécurité des mineurs sur ses plateformes.
Un verdict inédit
Le 24 mars, un jury a rendu son verdict : Meta a été reconnu coupable d’avoir trompé ses utilisateurs sur la sécurité de ses services. L’entreprise est accusée d’avoir mis en péril des enfants en facilitant indirectement des exploitations à caractère sexuel sur ses applications. Selon l’accusation dirigée par le procureur général Raul Torrez, Meta a privilégié sa croissance et ses résultats au détriment de la sécurité des jeunes utilisateurs, allant jusqu’à dissimuler des données critiques sur les risques encourus par les adolescents.
Des pratiques jugées déloyales
Les témoignages ont montré que Meta aurait sciemment ignoré des preuves internes faisant état de dangers pour la santé mentale des adolescents, et de sollicitations à caractère sexuel. Des agents infiltrés, se faisant passer pour des mineurs, ont documenté plusieurs situations inquiétantes, ce qui a renforcé les accusations contre l’entreprise. Le jury a souligné des milliers de violations de l’Unfair Practices Act, une loi ciblant les pratiques commerciales déloyales, pour des annonces trompeuses sur la sécurité, et des comportements jugés “inconscionables”.
Un précédent marquant
Il s’agit de la première condamnation financière de cette ampleur contre une grande entreprise de réseaux sociaux aux États-Unis pour une affaire de cette nature. Le Nouveau-Mexique marque ainsi un jalon dans la régulation de l’industrie technologique, reflétant une prise de position forte envers la protection des jeunes en ligne.
Réaction de Meta
Suite à ce jugement, Meta a annoncé son intention de faire appel de la décision. Un porte-parole a déclaré que l’entreprise respectait le verdict, mais n’était pas d’accord avec celui-ci, précisant que des mesures seraient prises pour contester cette condamnation.
Ce verdict soulève des questions plus larges sur la responsabilité des géants technologiques dans la sécurité des utilisateurs et pourrait influencer d’autres États ou pays à adopter des approches similaires pour protéger les mineurs sur internet. Ce précédent pourrait bien modifier durablement la manière dont les entreprises numériques opèrent et gèrent la sécurité de leurs utilisateurs à l’avenir.