Milices citoyennes au Niger : un soutien crucial contre les djihadistes.
Mobilisation des Milices au Niger : Une Nouvelle Stratégie Sécuritaire
Trois mois après avoir décrété la mobilisation générale, le gouvernement nigérien a adopté une nouvelle mesure de sécurité visant à contrer les groupes djihadistes opérant dans le pays. Le 27 mars, le Conseil des ministres a validé la création de milices destinées à soutenir les Forces de défense et de sécurité (FDS).
Déroulement des faits
Baptisées « Domol Leydi », qui signifie « gardiens de la terre » en fulfuldé, ces milices agissent comme des organisations territoriales d’autodéfense. Leur mission principale est de sensibiliser les populations, recueillir des renseignements, et assurer la sécurité locale. Ces unités seront formées de volontaires, bénéficiant à la fois d’avantages sociaux et de compensations financières. L’État compte les équiper en armements et matériels dont il conservera la gestion.
Cette initiative est une prolongation d’un programme lancé en août 2025 par le régime militaire en place. Sous la direction du général Abdourahamane Tiani, la junte avait institué les « Garkouwar Kassa » (« bouclier de la patrie » en haoussa), visant à former des jeunes volontaires pour des patrouilles conjointes avec les FDS.
Contexte et répercussions
Bien que cette ancienne mesure ne portait pas explicitement sur l’autodéfense, elle avait soulevé des préoccupations. L’armée nigérienne s’est traditionnellement montrée réservée quant à la collaboration avec des milices civiles, en raison des risques de dérapages et des difficultés de contrôle. La démarche actuelle suscite des débats quant à son efficacité et aux implications sur la sécurité nationale.
Clôture
Bien que cette stratégie soulève des interrogations, elle marque une étape significative dans la manière dont le Niger aborde les menaces sécuritaires. Le pays s’adapte continuellement aux défis posés par le terrorisme régional, tout en cherchant à renforcer la sécurité de ses citoyens.