Misoprostol : obstétriciens et sages-femmes en faveur

Santé maternelle au Tchad : Un plaidoyer renouvelé pour l’utilisation du misoprostol

Le 25 juin, N’Djamena a accueilli un atelier stratégique visant à promouvoir l’utilisation du misoprostol dans la lutte contre la mortalité maternelle liée aux hémorragies du post-partum (HPP) et l’amélioration des soins après avortement (SAA). Cet événement marque une étape clé pour renforcer l’intégration de ce médicament essentiel dans les pratiques de santé maternelle au Tchad.

Un outil stratégique pour la santé maternelle

Le misoprostol est reconnu par les autorités sanitaires internationales et nationales comme un médicament crucial. Sa reconnaissance découle de son efficacité, de sa simplicité d’utilisation et de sa stabilité, caractéristiques qui en font une solution adaptée aux contextes où l’accès aux soins est limité. Au Tchad, où l’hémorragie du post-partum est la principale cause de décès maternels, l’utilisation généralisée du misoprostol pourrait transformer considérablement les résultats de santé maternelle.

Objectifs de l’atelier

L’atelier de N’Djamena a pour objectif de renforcer le plaidoyer en faveur de l’utilisation du misoprostol et de faire évoluer les politiques et pratiques en matière de santé maternelle. Les discussions s’appuient sur le travail entamé lors du précédent atelier en 2025, visant à transformer les recommandations en initiatives concrètes et durables. Les participants cherchent à mettre en place des mécanismes de suivi efficaces, à améliorer les compétences des prestataires de santé et à garantir une disponibilité continue du médicament dans les structures de santé.

Déclarations des responsables

Dougssa Rita, responsable pays du projet OASIS, a souligné l’importance de cet atelier : « Nous nous appuyons sur les acquis antérieurs pour approfondir les échanges, consolider les consensus obtenus et transformer les recommandations en actions concrètes et coordonnées. Notre ambition va au-delà de la simple promotion d’un médicament, il s’agit de renforcer l’ensemble de la réponse apportée à la santé maternelle ».

Dr Aché Danama Kadre, directrice adjointe de la Santé de la Reproduction, a ajouté : « L’hémorragie du post-partum demeure la première cause de décès maternels dans notre pays. Le misoprostol représente une opportunité majeure pour renforcer la prévention et la prise en charge. Cet atelier est un cadre de discussion technique et stratégique pour harmoniser nos approches et transformer l’engagement en résultats concrets ».

Un cadre de mobilisation collective

L’événement constitue un cadre essentiel pour la mobilisation des différents acteurs de la santé, des partenaires techniques et financiers, et des décideurs politiques. Ensemble, ils cherchent à élaborer des recommandations pertinentes et des plans d’action réalisables. L’objectif ultime est de réduire significativement la mortalité maternelle et d’améliorer la santé durable des femmes au Tchad.

Vers une amélioration durable

En promouvant l’utilisation du misoprostol, le Tchad s’engage dans une démarche proactive visant à améliorer les soins de santé maternelle. Cette initiative espère donner lieu à des résultats concrets et mesurables, en intégrant des innovations éprouvées dans le cadre de santé existant. L’enjeu est de taille, mais l’engagement des participants à l’atelier de N’Djamena laisse entrevoir des perspectives prometteuses pour l’avenir de la santé maternelle dans le pays.