mission à Bol : nouvel espoir pour les repentis accueillis
Visite stratégique à Bol pour la réintégration des ex-associés à Boko Haram
Le 5 février 2026, une mission conjointe de la Commission nationale de pilotage du Programme de désengagement, dissociation, réintégration et réconciliation (DDRR) et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) s’est rendue à Bol, une ville de la province du Lac. Ce déplacement, conduit par Mahamat Moustapha Tidjani, s’inscrit dans le cadre des efforts pour réintégrer les ex-membres repentis de Boko Haram.
Rencontre stratégique et discussions constructives
Durant cette visite, la délégation a rencontré Ndjilema Mitterand, secrétaire général de la province du Lac. Les discussions ont porté sur l’identification et la réhabilitation d’infrastructures essentielles, telles que la Maison provinciale de la Femme et le Centre de transit et d’orientation (CTO). Ce dernier est envisagé comme un hébergement temporaire pour les anciens associés repentis. Les deux parties ont mis en exergue l’importance de solutions provisoires qui garantissent la sécurité des sites et préparent leur réhabilitation, tout en assurant une coordination étroite avec les autorités locales.
Enjeux et perspectives à long terme
Ndjilema Mitterand a souligné l’urgence de construire un CTO permanent, qui offrirait un cadre adéquat pour l’accompagnement et la réinsertion des bénéficiaires. De son côté, Mahamat Moustapha Tidjani a estimé que cette visite inaugurait un processus crucial pour renforcer la cohésion sociale et promouvoir le développement durable dans la région.
Un processus de réintégration déjà amorcé
Ce déplacement à Bol s’inscrit dans une dynamique plus large, visant à stabiliser la province du Lac et à encourager une paix durable. La mission poursuivra ses efforts sur le terrain pour évaluer les meilleures options de réhabilitation des infrastructures communautaires, considérées comme essentielles pour la stabilité de la région.
En conclusion, cette initiative incarne une étape déterminante vers la reconstruction d’un tissu social plus solide dans la province, notamment en facilitant le retour à la paix pour les anciens combattants de Boko Haram.