Mission gouvernementale à Ngoura : un nouvel élan pour le développement du Hadjer-Lamis

Violents affrontements au village Débibé : un bilan tragique

Le village de Débibé, situé à la frontière des provinces du Barh El-Ghazel et du Hadjer-Lamis, a été le théâtre d’affrontements mortels entre deux communautés, laissant derrière eux un bilan lourd : 33 personnes ont perdu la vie, et une trentaine d’autres ont été blessées.

Déroulement des faits

Les violences ont éclaté récemment autour d’un puits, point névralgique et source de tension pour les deux provinces voisines. Les modalités de gestion et de partage de cette ressource vitale semblent à l’origine des hostilités. Les conflits se sont intensifiés rapidement, entraînant des destructions significatives, incluant des habitations et des pâturages incendiés. L’intervention des forces de défense et de sécurité a permis de ramener le calme sur place, mais le sang versé a marqué durablement les esprits.

Pour évaluer la situation sur le terrain, une mission gouvernementale a été dépêchée. À leur arrivée, les représentants du gouvernement se sont réunis avec des délégués du Barh El-Ghazel et du Hadjer-Lamis, ainsi que des responsables militaires. Ces discussions ont mis en lumière des mesures de sécurité urgentes, notamment l’arrestation d’un commandant de compagnie de gendarmerie et d’un chef de canton, ainsi que la saisie de six armes à feu et plusieurs armes blanches.

Contexte ou impact

Ce conflit illustre une problématique plus large de gestion des ressources naturelles dans un pays encore marqué par des tensions communautaires profondément enracinées. Les représentants gouvernementaux ont souligné l’importance d’une délimitation claire des frontières pour éviter de telles tragédies à l’avenir.

Les chefs traditionnels, également impliqués dans les discussions avec la mission, ont expliqué que l’absence de démarcation précise des limites entre les deux provinces joue un rôle majeur dans la montée des tensions. Pour atténuer les risques de nouveaux affrontements, une demande a été formulée à ces leaders pour qu’ils sensibilisent leurs communautés à la cohabitation pacifique. Par ailleurs, un appel a été lancé à ceux qui détiennent illégalement des armes à feu pour qu’ils les remettent aux autorités compétentes.

Face à cette situation alarmante, le gouvernement a donné des instructions aux autorités administratives et aux responsables militaires d’engager un processus de désarmement systématique afin de prévenir toute escalade future. Les conséquences de cet épisode tragique vont au-delà des pertes humaines : la confiance entre les communautés locales est désormais fragilisée, mettant en péril la stabilité d’une région déjà vulnérable.

La mission gouvernementale, tout en cherchant à panser les blessures, a souligné l’urgence d’agir pour éviter que de telles tragédies surviennent à nouveau. Les événements de Débibé mettent en lumière non seulement les défis sécuritaires, mais également l’importance cruciale d’une gestion collective des ressources pour garantir une coexistence pacifique.