MohammedMohammed VI : grâce royale pour plus de 1 300 condamnés à l’occasion de la Tabaski.

Titre : Le Roi Mohammed VI accorde sa grâce royale à plus de 1 300 détenus à l’occasion de l’Aïd al-Adha

Rabat – Lors de la célébration de l’Aïd al-Adha, le Roi Mohammed VI a exercé son pouvoir de clémence en graciant 1 356 personnes condamnées par divers tribunaux à travers le Maroc. Cette décision s’inscrit dans une tradition de clémence royale, honorant ainsi cette fête importante pour la communauté musulmane.

Parmi les bénéficiaires de cette mesure de grâce, figurent 1 195 détenus actuellement incarcérés. De ce groupe, 13 prisonniers ont été entièrement libérés grâce à une grâce totale sur les peines restantes. En outre, 1 180 autres détenus ont vu leurs peines réduites ou commuées, permettant ainsi une libération anticipée.

Une mesure particulièrement significative a transformé la condamnation à perpétuité d’un détenu en une peine à durée déterminée. En parallèle, la sentence de mort prononcée contre un autre individu a été commuée en réclusion à perpétuité, illustrant l’approche humanitaire du souverain quant à la peine capitale.

Concernant les condamnés en liberté, 161 personnes ont reçu des grâces diverses. Parmi celles-ci, 63 individus ont bénéficié d’une réduction de leur peine d’emprisonnement, que ce soit partiellement ou en totalité. D’autres, au nombre de 78, ont obtenu une grâce sur leurs amendes. Pour certains, incluant 15 cas, la clémence a porté à la fois sur la peine de prison et l’amende, et pour une personne, sur la totalité de sa peine privative de liberté ainsi que l’amende.

Dans une mesure parallèle et notable, le Roi a étendu sa grâce à 20 détenus liés à des affaires d’extrémisme et de terrorisme. La libération de ces derniers intervient à la suite de leur engagement public à respecter les valeurs et institutions de la nation, ainsi que leur rejet explicite de l’idéologie extrémiste. Parmi ces détenus, douze ont vu leurs peines réduites, tandis que deux ont obtenu une grâce sur leurs amendes et leur emprisonnement.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de réintégration sociale et d’apaisement national, soulignant le rôle du Roi en tant que garant de l’harmonie et de la stabilité au sein du Royaume. Elle fait également suite à d’autres mesures de clémence accordées par le passé, qui visent à renforcer le lien entre la population et la monarchie.

La clémence royale en période de fêtes religieuses revêt ainsi une dimension symbolique forte, enrichissant le dialogue national autour des valeurs de pardon et de réconciliation.

Cette action généreuse pourrait contribuer au processus de réhabilitation des bénéficiaires, tout en rappelant l’engagement du Royaume en faveur d’un système judiciaire orienté vers l’humain et le progrès social.