Mort d’Aboubacar Diakité, alias Toumba : une page se tourne en Guinée
Introduction
Le commandant Aboubacar Diakité, surnommé « Toumba », est décédé à l’Hôpital Militaire du Camp Samory Touré, a annoncé la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion de Guinée.
Déroulement des faits
Dans un communiqué publié le mercredi 25 mars, les autorités pénitentiaires ont confirmé le décès de Toumba, détenu à la Maison d’arrêt de Coyah, où il purgeait une peine de 10 ans de prison pour crimes contre l’humanité. Le rapport médical établi le 4 mars 2026 avait mis en évidence un état de santé préoccupant, signalant une tuméfaction à l’abdomen, des douleurs chroniques, et d’autres troubles graves.
Au cours de la nuit du 23 mars, après avoir souffert d’un malaise en détention, Diakité a été transporté d’urgence à l’hôpital militaire pour y recevoir un traitement spécialisé. Bien que pris en charge par une équipe de professionnels qualifiés, son état s’est rapidement détérioré, menant à son décès dans la matinée du 25 mars. Les médecins ont diagnostiqué une hernie compliquée d’une péritonite aiguë généralisée.
Contexte ou impact
Aboubacar Diakité, ancien aide de camp du président Moussa Dadis Camara, était une figure centrale du massacre du 28 septembre 2008 à Conakry, un événement tragique où des centaines de manifestants pro-démocratie ont trouvé la mort. Sa condamnation en 2024 illustrait une étape cruciale dans la lutte de la justice guinéenne pour rendre compte des violences passées.
Clôture naturelle
Avec son décès, l’histoire mouvementée de Toumba, marquée par des actes ayant profondément bouleversé la nation guinéenne, trouve son épilogue. Les autorités doivent désormais assurer une transparence totale sur les circonstances de sa mort.