Moyen-Chari : grève des agents recenseurs au Lac Iro
Des perturbations dans la formation des agents recenseurs au Moyen-Chari
La formation des agents recenseurs prévue pour le 3ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3) a été perturbée ce mardi matin à Kyabé, chef-lieu du département du Lac Iro, dans la province du Moyen-Chari.
Dès les premières heures de la journée, plusieurs centaines de jeunes recrutés pour cette mission ont convergé vers le Lycée Technique Larmé de Kyabé, désigné comme site de formation. Cependant, les professionnels sélectionnés ont suspendu leur participation, exprimant ainsi leur mécontentement face aux per diem proposés.
Selon les informations recueillies, un montant de 70 000 FCFA avait été initialement communiqué aux participants pour la période de formation. Cette allocation devait couvrir l’ensemble des 18 jours prévus. Pourtant, une réduction à 40 000 FCFA a été annoncée, provoquant l’indignation des concernés. Ceux-ci exigent désormais le versement du montant initialement promis.
Les agents recenseurs jugent cette réduction inacceptable et demandent le respect des engagements initiaux. La situation a par conséquent entraîné une interruption des activités de formation, les participants refusant de poursuivre jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.
Cet incident reflète une frustration croissante parmi les agents, qui soulignent que le montant proposé ne suffirait pas à couvrir leurs besoins durant cette période. Les organisateurs du recensement devront donc s’engager dans des négociations pour tenter de résoudre cette impasse et permettre la reprise des sessions de formation.
Ce type de perturbation n’est pas isolé. D’autres incidents similaires ont été rapportés dans diverses régions, illustrant un défi majeur pour la bonne conduite de ce recensement national. La réussite du RGPH-3 est cruciale pour collecter des données démographiques essentielles à la planification et au développement socio-économique du pays.
Cette situation met en lumière la nécessité d’une communication claire et transparente entre les organisateurs et les participants. Un dialogue constructif semble indispensable pour apaiser les tensions et garantir la réalisation des objectifs fixés pour le RGPH-3.