Moyen-Chari : priorité à la scolarisation des filles à la rentrée

Dans le département de la Moula, situé dans la province du Moyen-Chari, l’accent est mis sur l’éducation des jeunes filles à l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027. La cérémonie officielle, tenue ce jeudi 24 septembre, a rassemblé des représentants des autorités administratives, éducatives et traditionnelles, témoignant de l’importance accordée à la scolarisation des filles cette année.

Le préfet du département de la Moula, Senoussi Essou Nigué, a présidé cet événement avec un message clair : tous les acteurs de la société doivent s’impliquer activement pour réussir l’année scolaire, en incitant particulièrement les familles à inscrire et à soutenir leurs enfants dans leurs études. « Nous demandons aux enseignants d’être présents et actifs afin de donner le meilleur d’eux-mêmes et permettre aux élèves de progresser », a déclaré le préfet en s’adressant directement au corps enseignant.

L’engagement des associations de parents d’élèves a également été mis en avant, celles-ci étant encouragées à maintenir le dialogue avec les établissements scolaires et à sensibiliser les familles à l’importance de l’éducation. Les chefs traditionnels et responsables communautaires sont invités à jouer un rôle clé dans cette mobilisation, afin de convaincre les parents de faire de l’éducation des filles une priorité. Senoussi Essou Nigué a souligné : « Les autorités traditionnelles doivent sensibiliser les familles pour que les filles soient envoyées à l’école et qu’elles puissent poursuivre leurs études avant de penser au mariage ».

Le phénomène des mariages précoces et des grossesses adolescentes, qui contribue à l’arrêt prématuré de la scolarité, est l’un des défis majeurs auxquels les autorités locales tentent de remédier. Un renforcement du dialogue avec les parents est envisagé comme une solution pour encourager le maintien des filles à l’école.

Pour soutenir cette initiative, le préfet de la Moula a annoncé l’octroi de 100 bourses scolaires, réparties à 60 % pour les filles et 40 % pour les garçons. Cette mesure vise à encourager davantage la scolarisation des filles, souvent freinée par des obstacles financiers et culturels.

L’expérience de la province n’est pas isolée. Le Tchad, selon l’UNESCO, figure encore parmi les pays ayant les taux de scolarisation des filles les plus bas au monde. Des efforts accrus et continus sont donc indispensables pour changer cette réalité.

En conclusion, la rentrée scolaire dans le département de la Moula témoigne de l’importance de la scolarisation des filles, avec une stratégie axée sur la responsabilité partagée de la communauté, des parents, des éducateurs et des autorités locales. Ce partenariat est crucial pour assurer un avenir meilleur aux jeunes filles, en leur permettant de rester sur les bancs de l’école et de se construire un avenir autonome et éclairé.