Moyen-Chari : sensibilisation sur la prévention des conflits à Djéké-djéké par l’Alliance tchadienne pour les droits de l’Homme

Tensions entre agriculteurs et éleveurs au Moyen-Chari : une initiative de dialogue

Dans le département de Bragoto, province du Moyen-Chari, les tensions persistantes entre agriculteurs et éleveurs restent préoccupantes. Afin d’atténuer ces conflits, l’Alliance Tchadienne Universelle pour la Défense des Droits de l’Homme (ATUDDH) a lancé une campagne de sensibilisation le mercredi 11 février 2026, dans la sous-préfecture de Djéké-djéké.

L’événement, visant à promouvoir le dialogue entre ces deux groupes, a rassemblé divers acteurs, parmi lesquels des autorités administratives, des chefs traditionnels et des représentants d’agriculteurs et d’éleveurs. Le focal point de cette réunion était de discuter de l’utilisation des terres agricoles et des couloirs de transhumance pour limiter les frictions.

Lors de l’ouverture de la séance, le sous-préfet de Djéké-djéké, Fadjacks Adam Brahim, a salué l’initiative, soulignant l’importance du dialogue en cas de différends. Il a rappelé que la paix repose avant tout sur la responsabilité individuelle et collective des habitants de la région.

Les discussions, menées en langue locale afin de favoriser une participation inclusive, ont duré plus de deux heures. Elles ont porté sur des sujets cruciaux tels que le respect des passages de transhumance et le rôle crucial des chefs traditionnels dans la médiation de ces conflits. Cette approche communautaire vise à prévenir les affrontements tout en renforçant la cohésion sociale.

Sahanoune Cheikh Saïd, chef de mission et secrétaire chargé de la communication et des affaires juridiques de l’ATUDDH, a mis en garde contre les dangers des rumeurs et de la désinformation, qui pourraient ébranler la convivialité dans la région. Il a exhorté à la concertation et au respect mutuel pour maintenir la stabilité locale.

Les participants ont exprimé leurs craintes face aux incidents survenus par le passé, tout en affichant une volonté partagée de préserver la paix. Ils ont unanimement reconnu l’importance d’une communication efficace pour désamorcer les malentendus et éviter les violences futures.

Dans une région où les tensions entre agriculteurs et éleveurs fragilisent la stabilité communautaire, cette initiative représente une étape cruciale vers une coexistence pacifique.