Mystère à bord du vol EgyptAir MS 886 avant N’Djamena !
Incident à bord du vol EgyptAir MS 886 : enquête sur une accusation d’attouchement sexuel
Le vol EgyptAir MS 886, reliant Le Caire à N’Djamena, a été le théâtre d’un incident préoccupant à son arrivée dans la capitale tchadienne vendredi dernier. Une altercation a eu lieu impliquant un passager tchadien, sa famille, et un membre d’équipage, suscitant des accusations d’attouchement sexuel.
Selon les premiers témoignages recueillis par Tchadinfos, un passager tchadien qui voyageait avec son épouse et leur bébé, a affirmé que l’un des commandants de bord aurait touché la poitrine de sa femme alors qu’elle allaitait leur enfant en vol. L’incident aurait été signalé au passager par un membre de sa famille également présent à bord. Le mari aurait, toutefois, choisi de garder son calme durant le voyage entier, pour ne signaler l’incident qu’à l’atterrissage à N’Djamena.
Dès l’arrivée de l’avion, il a informé les gendarmes présents à l’aéroport de l’incident et a déclaré son intention de porter plainte pour attouchement sexuel. Les gendarmes ont alors souhaité accéder à l’appareil pour interroger le commandant mis en cause. L’intervention de l’ambassadeur d’Égypte au Tchad, présent sur les lieux, a permis de calmer la situation et l’ambassadeur s’est porté garant du comportement du membre d’équipage.
Des responsables tchadiens, incluant les autorités des Transports et de la Sécurité ainsi que le directeur général adjoint de l’Autorité de l’aviation civile (ADAC), se sont rendus sur le tarmac pour entendre toutes les parties impliquées. Au cœur de l’accusation se trouve le second commandant de bord, qui devait assurer le vol retour. Il a nié catégoriquement les allégations d’attouchement sexuel. Il a toutefois reconnu avoir demandé à ce que l’un des sièges soit libéré pour lui permettre de se reposer.
En dépit de ces refus, le passager maintient ses accusations. Tchadinfos n’a pas obtenu d’informations supplémentaires quant à l’audition formelle de l’épouse, ni sur sa version des événements. Après des échanges tendus, l’avion a pu redécoller, bien que retardé, suite à l’intervention de l’ambassade d’Égypte. L’enquête est en cours pour éclaircir les circonstances exactes qui ont conduit à cette confrontation.
La nouvelle de cet incident s’est répandue rapidement sur les réseaux sociaux tchadiens, où diverses versions de l’événement ont été relayées. Certaines publications évoquaient même des récits non confirmés, ajoutant à la confusion générale autour de l’incident. Cependant, parmi les 80 passagers à bord, aucun témoignage n’a confirmé de telles allégations.
Aucun incident notable n’a été signalé par l’équipage durant le vol, mais des zones d’ombre persistent concernant la rencontre entre le commandant et le couple, ainsi que sur les déclarations de la principale concernée. Au cœur des investigations, il s’agira de confronter les différentes versions fournies par les éventuels témoins présents au moment des faits.
L’affaire met en exergue la nécessité de prudence dans la diffusion d’informations non vérifiées, et rappelle l’importance d’établir des faits avérés avant de tirer des conclusions hâtives. Dans l’attente de l’issue de l’enquête, les autorités s’attachent à faire la lumière sur cet incident en recueillant davantage de témoignages et d’éléments probants pour démêler cet enchevêtrement de récits contradictoires.