Nationalisation de la SN-CITEC : une réforme des fonds publics qui redessine l’avenir économique
Le Burkina Faso adopte des mesures économiques et régule le secteur de la communication
Le 20 novembre 2025, le Conseil des ministres du Burkina Faso, sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, a pris des décisions significatives visant à renforcer la structure économique du pays et à moderniser la régulation des communications.
Lors de cette réunion, le gouvernement a décidé de fusionner plusieurs fonds publics en quatre grands ensembles financiers. Cette démarche a pour objectif d’accroître l’efficacité financière de l’État tout en soutenant le développement économique. De plus, elle garantit la préservation des emplois des agents concernés par ce remaniement. Cette mesure s’inscrit dans un contexte où la nécessité de consolider les finances publiques est plus que jamais d’actualité, en raison des défis économiques que le pays rencontre.
Au cœur des décisions également, la nationalisation de la Société nationale de construction et d’installation télécom (SN-CITEC) a été annoncée. Cette action fait suite à l’échec des négociations pour le rachat des parts de l’actionnaire majoritaire, illustrant ainsi la volonté du gouvernement de contrôler davantage les ressources stratégiques du pays. Cette nationalisation s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté industrielle, mise en avant par le Capitaine Traoré, visant à renforcer l’indépendance économique du Burkina Faso.
L’autre mesure marquante du Conseil a été l’adoption d’un projet de loi visant à créer un organisme unique qui regroupera les missions du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL). Ce nouveau cadre réglementaire vise à moderniser la régulation du secteur de la communication, en répondant aux évolutions technologiques récentes, ainsi qu’à la nécessité de protéger les données personnelles des citoyens. La création de cet organe devrait permettre une approche plus cohérente et intégrée de la gestion des questions relatives à la communication et à la cybersécurité.
Ces décisions s’inscrivent dans un contexte où le Burkina Faso, d’une part, cherche à affirmer son autonomie économique et, d’autre part, doit faire face à des enjeux de sécurité et de développement numérique. Les réactions à ces annonces n’ont pas tardé. Des analystes louent la détermination du gouvernement à agir sur des sujets cruciaux tels que la souveraineté nationale et la régulation des nouvelles technologies. Cependant, des critiques émergent également, soulignant les risques potentiels liés à la nationalisation et aux changements structurels pour les travailleurs concessionnaires.
En conclusion, ces mesures adoptées par le Conseil des ministres témoignent d’une volonté claire du gouvernement burkinabé de réformer en profondeur son système économique et de communication. Alors que le pays se prépare à ces transformations, l’impact de ces décisions sur la vie quotidienne des Burkinabés reste à suivre de près.