N’Djamena : deux prévenus en garde à vue depuis 2024 contestent leur procès pour vol de téléphone
Deux jeunes accusés de vol de téléphone devant le TGI de N’Djamena
Le 10 février 2026, deux jeunes hommes ont comparu devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de N’Djamena, où ils sont accusés du vol d’un téléphone portable. Ils rejettent fermement les accusations portées à leur encontre.
Au cours de l’audience, les accusés ont plaidé non coupables, niant toute implication dans l’incident qui leur est reproché. Le juge a cependant décidé de renvoyer l’affaire, soulignant que la présence de la partie civile, la victime présumée, était essentielle pour établir la vérité des faits.
Cette décision a provoqué un vif émoi chez les deux prévenus, qui ont exprimé leur frustration face à leur situation. Placés en détention préventive depuis 2024, ils ont dénoncé la durée de leur incarcération pour une infraction qu’ils affirment ne pas avoir commise, et cela avant même d’avoir été jugés au fond de l’affaire. Malgré leurs réclamations, le tribunal a maintenu le renvoi du procès à une date ultérieure.
Cette affaire met en lumière les défis du système judiciaire local et soulève des questions quant aux droits des prévenus. La mésaventure des jeunes pourrait faire écho à d’autres cas similaires, où des individus sont placés en détention longue pour des infractions mineures, un phénomène qui suscite de plus en plus de préoccupations au sein de la société.