N’Djamena en harmonie : vivre ensemble le Carême et le Ramadan

Carême et Ramadan : N’Djamena ralentit au rythme des pratiques spirituelles

N’Djamena, la capitale du Tchad, connaît ce 19 février un changement notable de son rythme quotidien alors que Carême et Ramadan coïncident, modifiant les habitudes citadines.

Dès 13 heures, un calme inhabituel s’est installé le long des principales artères de la ville, allant du rond-point de l’ex-Trésor, connu sous le nom de « rond-point Gouroune Bagar », au rond-point El-Nimery et jusqu’au pont à double voie. Ces lieux, d’ordinaire animés, voient leur affluence diminuer. Seules quelques motos et voitures peuplent ces routes apaisées, tandis que les marchés et trottoirs perdent de leur animation habituelle.

Cette tranquillité reflète l’engagement spirituel des habitants. En cette période où chrétiens et musulmans s’adonnent respectivement au Carême et au Ramadan, nombreux sont ceux qui choisissent de restreindre leurs déplacements pour conserver leur énergie, en adéquation avec les exigences de ces pratiques religieuses.

Malgré cette accalmie, certains quartiers restent vivants. On y observe des motocyclistes circulant rapidement, des passants discrets et des kiosques encore ouverts, bien que moins fréquentés. La ville poursuit sa vie à un rythme plus lent, fidèle à l’esprit de recueillement qui imprègne ses résidents.

La convergence du Carême et du Ramadan crée une atmosphère empreinte de sobriété et de respect mutuel. Ce phénomène transcende les différences de rites, unissant les fidèles dans une expérience partagée de foi, de patience et de maîtrise de soi. Cette période unique illustre l’harmonie et la diversité culturelle du Tchad, témoignant d’une coexistence pacifique au sein de sa population.

Ainsi, N’Djamena se transforme, sous l’influence de ces pratiques spirituelles, en un espace de sérénité et de réflexion collective.