N’Djamena : grève des commerçants maintenue par la coordination
Titre : Grève des commerçants à N’Djamena : la Coordination générale des marchés maintient la pression
La Coordination générale des marchés de N’Djamena a tenu un point de presse mercredi après-midi, à son siège dans le quartier Hillel-Le-Clercq, pour clarifier sa position concernant la grève des commerçants qui paralyse la ville depuis trois jours. Ce mouvement de protestation a été déclenché en réaction à la hausse des taxes imposées par les autorités locales, une situation que les commerçants jugent intenable.
Moussa Brahim, représentant du coordinateur général, a formellement démenti les allégations du délégué du marché central selon lesquelles les commerçants seraient appelés à reprendre leurs activités. « Aucun accord n’a été conclu avec la mairie de N’Djamena ou d’autres autorités compétentes », a-t-il déclaré, précisant que le mouvement se poursuivra jusqu’à ce que leurs revendications soient pleinement satisfaites.
Des négociations bloquées
La Coordination générale des marchés reproche un manque de communication avec les autorités municipales. Selon Moussa Brahim, aucun contact n’a été initié par le maire ou d’autres responsables pour débloquer la situation. Les commerçants souhaiteraient davantage de dialogue pour parvenir à un consensus. « Nous n’avons reçu aucun appel de la part des autorités concernées. Nous sommes ouverts au dialogue, pourtant, ce sont eux qui n’ont pas ouvert leurs portes », a-t-il affirmé.
La grève, qui touche principalement les grands marchés de la capitale tchadienne, perturbe l’activité économique locale et affecte les habitants de la ville, qui doivent faire face à des difficultés pour s’approvisionner.
Tensions persistantes
La hausse des taxes, à l’origine de la protestation, est jugée excessive par les commerçants qui se disent déjà fragilisés par la conjoncture économique. La municipalité, elle, soutient que ces mesures sont nécessaires pour équilibrer les finances de la ville. Cependant, les arguments avancés n’ont pas convaincu les marchands qui réclament une révision des tarifs.
Cette crise souligne la tension entre les besoins de financement de la ville et les capacités financières limitées des commerçants. « Ils disent que nous sommes d’accord pour les taxes telles qu’elles ont été fixées, mais ce n’est pas le cas », a réagi Moussa Brahim.
Appel au dialogue national
La Coordination générale des marchés appelle à un dialogue sincère entre les parties pour sortir de l’impasse. « Nous restons disponibles pour discuter car la mairie est notre partenaire naturel dans la gestion des marchés », a-t-il souligné.
Les commerçants anticipent un durcissement de leur mouvement si aucune avancée n’est enregistrée dans les jours à venir. Remettre en jeu le dialogue semble pour eux être la clé pour restaurer la normalité dans les transactions commerciales de N’Djamena.
La situation reste donc tendue, avec une issue incertaine. Les prochains jours seront déterminants pour voir si les parties parviendront à s’entendre sur une solution viable qui permettra de rétablir l’ordre dans la capitale tchadienne, tout en répondant aux préoccupations des commerçants.