N’Djamena : Lancement de la digitalisation de l’état civil
N’Djamena : Lancement de la digitalisation de l’État civil avec le soutien de l’ANATS et de l’OIF
La commune de N’Djamena a marqué un tournant dans la modernisation de son administration en signant, le 23 septembre 2026, un mémorandum d’entente avec l’Agence nationale des titres sécurisés (ANATS). Cet accord, appuyé par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), vise le lancement d’un projet ambitieux de digitalisation de l’État civil.
La cérémonie, qui s’est déroulée en présence du maire de N’Djamena, du directeur général de l’ANATS, Youssouf Gorou Tchaby, ainsi que du représentant de l’OIF, a souligné l’importance de cette initiative pour le pays. Dans son discours, Youssouf Gorou Tchaby a précisé que l’objectif principal de ce mémorandum est d’assurer un meilleur accès aux documents d’État civil, tout en renforçant leur sécurité et en améliorant la fiabilité des informations fournies.
Le directeur général de l’ANATS a également évoqué la nécessité d’une modernisation continue et d’un engagement collectif pour faire face aux défis liés à l’État civil, notamment en matière d’archivage et de conservation des données. Il a révélé que ce projet de digitalisation s’inscrit dans le cadre de la mission de l’ANATS, qui consiste à établir un système d’identification moderne, fiable et sécurisé.
De son côté, le représentant de l’OIF, Dr Hans de Marie Heumgoup, a ajouté que cette initiative répond à une dynamique plus large, s’inscrivant dans les efforts de l’organisation pour améliorer la gestion de l’État civil à travers le Tchad, l’Afrique centrale et dans divers pays francophones. Il a également souligné l’importance d’un enregistrement systématique des naissances, afin de garantir à chaque individu une identité juridique solide et l’accès aux droits qui en découlent.
Le maire de N’Djamena, Senoussi Hassana Abdoulaye, a fait état des difficultés rencontrées par le système d’État civil de la ville, notamment le volume élevé d’archives, le caractère encore très physique des procédures administratives et les risques de dégradation des documents. Ce mémorandum d’entente a pour but de répondre à ces préoccupations en incluant des mesures telles que la numérisation des registres, le développement de solutions numériques, ainsi que la formation des agents en charge de ces nouvelles technologies.
Le projet de digitalisation, quant à lui, prévoit également la mise en place d’une plateforme intégrée de gestion de l’État civil, assurant la sécurisation des données et la modernisation des procédures administratives. Le maire a insisté sur l’importance de cette transformation pour améliorer les services offerts aux citoyens, visant ainsi une meilleure prise en charge des demandes et une simplification des démarches administratives.
En conclusion, Senoussi Hassana Abdoulaye a affirmé que cette initiative ne se limite pas simplement à la digitalisation de l’État civil, mais constitue un acte fondateur dans le cadre d’une révision plus large des services de la commune, comprenant la modernisation de l’hôtel de ville. Cette démarche globale vise à améliorer non seulement le cadre de travail des agents, mais aussi les conditions d’accueil des usagers, rendant les services municipaux plus accessibles et efficaces pour toute la population.