N’Djamena : le SET alerte sur les irrégularités dans les listes de présence des enseignants
Le ministère de l’Éducation nationale du Tchad face à la grogne des enseignants à N’Djamena
Le ministère de l’Éducation nationale du Tchad a récemment instauré des listes de présence dans les écoles de la capitale, N’Djamena, en réponse à une grève lancée par le syndicat des enseignants.
Cette décision a été annoncée après que le syndicat a déclenché un mouvement de débrayage pour exprimer ses revendications. Abdelkadre Djibia, le secrétaire général provincial du syndicat, a fermement critiqué cette mesure, qualifiant son application d’« agression » qui pourrait exacerber un climat déjà tendu au sein des établissements scolaires. Selon ses déclarations, le ministère devrait privilégier des méthodes de dialogue plutôt que de recourir à des mesures jugées coercitives et répressives.
Dans le communiqué de presse qu’il a diffusé, Djibia a souligné que l’instauration de ces listes de présence représente une « violation grave » des droits des enseignants. Il a rappelé que dans le passé, des pratiques similaires n’avaient pas été fructueuses, suggérant ainsi que leur efficacité à résoudre les conflits actuels était douteuse. Face à cette situation, il a exhorté les enseignants à demeurer calmes et à ne pas se laisser submerger par les tensions.
Le syndicat a également lancé un appel au ministre de l’Éducation pour qu’il revienne sur cette décision. Il a assuré que la grève prendrait fin immédiatement si le décret 477, à l’origine des mécontentements, était amendé. Cette offre de dialogue est perçue comme une tentative de rétablir un climat de confiance entre les enseignants et le ministère.
L’importance de cette situation dépasse le cadre local. Elle a attiré l’attention de la fédération nationale des parents d’élèves du Tchad (FENAPET), qui a été saluée pour son rôle médiateur dans ce conflit. La participation des parents d’élèves souligne à quel point l’éducation est un enjeu collectif, touchant non seulement les enseignants, mais aussi les familles et la société dans son ensemble.
En conclusion, la situation reste tendue alors que le ministère de l’Éducation nationale et le syndicat des enseignants tentent de trouver une issue favorable à ce conflit. La résolution de cette crise pourrait avoir des répercussions durables sur le paysage éducatif au Tchad.