N’Djaména : les enseignants se mobilisent à nouveau avec un préavis de grève de deux semaines
Nouvelle Grève des Enseignants à N’Djaména : Le Syndicat Persiste
Introduction :
À N’Djaména, le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) a annoncé un nouveau préavis de grève pour exiger l’application d’un décret crucial non respecté par le gouvernement.
Déroulement des faits :
Le samedi 31 janvier 2026, lors d’une assemblée générale, la section locale du SET a décidé d’un mouvement de grève de deux semaines. Cette décision survient après l’expiration d’un précédent préavis, les enseignants cherchant à obtenir la mise en œuvre effective du décret n°2850, qui établit un statut particulier pour leur profession. Les enseignants, par la voix de leur secrétaire général Abdelkadre Djibia, ont exprimé leur frustration face à l’inaction des autorités malgré des engagements préalablement pris.
Le syndicat a également refusé de participer à un conseil tripartite proposé par le gouvernement, craignant que cela n’entrave leur droit de grève pour une durée de cinq ans. Une perspective inacceptable pour le corps enseignant qui y voit une menace pour leurs droits et leurs moyens de pression.
Contexte ou impact :
Cette situation s’inscrit dans un climat de tensions persistantes entre le corps enseignant et le gouvernement tchadien. Le décret n°2850, qui devrait garantir des conditions statutaires améliorées, a jusqu’ici été ignoré dans la loi de finances 2026, alimentant le mécontentement parmi les enseignants. Toutefois, une avancée s’est dessinée lorsque le ministre de l’Éducation nationale a accepté que ce décret ne soit pas débattu dans le cadre du conseil tripartite, laissant entrevoir une lueur d’espoir.
Clôture naturelle :
Malgré cette ouverture, les enseignants de N’Djaména restent déterminés, conditionnant toute suspension de leur mouvement à l’obtention de garanties concrètes. Le bras de fer avec le gouvernement continue, les éducateurs exigeant que leurs droits légitimes soient enfin reconnus et appliqués.