N’Djaména : pause dans la grève éducative, opportunité de dialogue
Les enseignants de N’Djaména suspendent leur grève pour deux semaines
Les enseignants de la section provinciale de N’Djaména du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) ont décidé, le samedi 28 février 2026, de suspendre leur grève pour une durée de deux semaines.
Déroulement des faits
Réunis en assemblée générale, les membres du SET ont pris cette décision après avoir commencé leur mouvement de grève le 16 février. Cette décision fait suite à un entretien avec le médiateur de la République, Saleh Kebzabo, qui a joué un rôle crucial dans la négociation. Lors de cette rencontre, Kebzabo a souligné l’importance de suspendre la grève tout en promettant de suivre de près les démarches auprès du gouvernement. L’objectif est de garantir le règlement des salaires de février, suspendus en raison de la grève, et de finaliser dans les meilleurs délais un protocole d’accord concernant l’application du décret 2850 sur le statut particulier, qui est au cœur des revendications des enseignants.
Contexte et impact
La grève des enseignants à N’Djaména s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les syndicats et le gouvernement tchadien autour de la question des salaires et des conditions de travail. Le décret 2850, qui vise à établir un statut particulier pour les enseignants, est devenu l’enjeu principal de ce conflit. La fraude aux salaires et l’application du décret sont des préoccupations constantes pour le SET, soulignant des défis plus larges dans le secteur éducatif du pays.
La suspension de la grève est accueillie avec prudence par les parents et les étudiants, qui espèrent une résolution durable du conflit pour permettre une reprise sereine des cours. Cette trêve pourrait également offrir au gouvernement le temps nécessaire pour honorer ses engagements envers le secteur de l’éducation.
Clôture
Les deux semaines de suspension de la grève représentent une pause permettant à toutes les parties de chercher une solution viable et de restaurer un climat de confiance. L’issue de cette période sera déterminante pour l’avenir immédiat des discussions entre le syndicat des enseignants et le gouvernement.