N’Djaména : retour en classe pour les élèves en examen

N’Djaména : Rentrée scolaire pour les élèves en classes d’examen

Ce mardi 15 septembre 2026 marque une étape importante pour des milliers d’élèves tchadiens qui reprennent le chemin des classes, en particulier ceux en classes d’examen. Sur l’ensemble du territoire national, les élèves de troisième, candidats au brevet de l’enseignement fondamental (BEF), ainsi que ceux de terminale, futurs prétendants au baccalauréat, entament leur nouvelle année scolaire.

Dans la capitale, N’Djaména, une affluence notable a été observée dans les établissements des 9e et 7e arrondissements, notamment au lycée de Walia, au lycée Agora, au lycée Bourgeons, au lycée de Gassi et au lycée d’Habena. Le retour des élèves, accompagné de quelques enseignants, marque le début d’une année académique cruciale.

Le lycée de Walia a été particulièrement dynamique dès la première journée. Certains enseignants ont commencé l’année en établissant un contact avec leurs élèves et en introduisant le programme des mois à venir. L’enthousiasme était palpable parmi les élèves. Émélie, élève de terminale, se dit ravie de cette reprise : « Je suis très contente de cette reprise puisque j’ai passé des vacances presque sèches. Mon objectif cette année est d’obtenir le bac à tout prix et de prouver à mes parents qui je suis », affirme-t-elle avec détermination.

Néanmoins, cette rentrée ne se fait pas sans préoccupations. Franklin, un autre élève, exprime ses attentes vis-à-vis du gouvernement et des enseignants : « Nous demandons juste au gouvernement que, cette année, de grâce, nous ne voulons pas de grève. Et à nos enseignants, nous demandons de penser que nous sommes également leurs enfants. »

Du côté des enseignants, la disposition à lancer l’année est claire. Bruno, enseignant au lycée de Walia, décrit l’ambiance de la rentrée : « Vous-même, vous avez vu de vos propres yeux notre présence en salle avec les élèves. Moi, j’ai commencé avec mes élèves. Nous nous sommes présentés les uns aux autres et j’ai démarré directement avec le programme de l’année. » Malgré cette apparente sérénité, il évoque la possibilité de revendications syndicales : « Personnellement, je ne souhaite pas une grève cette année. Mais si notre syndicat décide qu’on entre en grève pour réclamer nos droits, on va juste y aller aussi. Alors, la balle est dans le camp de l’État et du ministre en charge de nous trouver une solution immédiate et claire. »

Les défis pour les élèves cette année ne seront pas uniquement académiques. Ils devront faire preuve de rigueur organisationnelle et de travail personnel constant pour atteindre leurs objectifs. Le contexte national, marqué par des revendications et des mobilisations fréquentes, explique aussi l’importance de la stabilité pour une année fructueuse.

Alors que cette rentrée prend un tournant important, la collaboration entre les différents acteurs du système éducatif sera cruciale pour assurer une année scolaire réussie. Les parents, les enseignants et les autorités sont appelés à travailler main dans la main pour que les élèves puissent se préparer sereinement aux examens finaux, avec l’espoir de bâtir un avenir éducatif plus stable et moins conflictuel.

Ndilnodji Stéphane