N’Djaména s’engage pour un avenir sans déchets : appel au changement citoyen.

Introduction

En célébration de la Journée mondiale du « zéro déchet » le 30 mars, la ville de N’Djaména s’efforce de répondre aux défis de la gestion des déchets, comme l’explique Youssouf Saleh Abdoulaye, directeur de l’assainissement et de l’environnement de la mairie centrale.

Déroulement des faits

La capitale tchadienne, N’Djaména, génère quotidiennement environ 1 500 à 1 800 tonnes de déchets. Malgré l’implication des communes d’arrondissement et des entreprises locales, seules 800 tonnes, soit 40 à 45 % des déchets, sont évacuées chaque jour, laissant l’autre moitié s’accumuler dans la ville.

Les opérations visent à éradiquer les dépôts illégaux et à accéder aux sites de stockage autorisés ou créés en accord avec les différentes communes. Bien que le recyclage se fasse de façon artisanale en l’absence de centres spécialisés, des efforts sont en cours pour identifier les entreprises capables de valoriser les déchets.

Contexte ou impact

La réapparition des plastiques non biodégradables, interdits dans la région, demeure un problème critique. D’après Youssouf Saleh Abdoulaye, les activités illégales continuent d’alimenter les marchés en plastique malgré l’intervention de la police municipale. Il appelle à une plus stricte surveillance douanière pour interdire l’entrée de ces matériaux.

La perception de la propreté de la ville soulève des débats. Selon le directeur, la persistance des dépôts sauvages est attribuée à la structure déficiente de la collecte des déchets, accentuée par des comportements individuels peu engagés vis-à-vis des politiques d’assainissement.

Clôture naturelle

Avec l’ambition d’améliorer la gestion des déchets, la mairie de N’Djaména a récemment lancé un appel d’offre pour recruter une entreprise internationale qui pourrait prendre en charge l’ensemble du processus, du pré-collecte au transport, en vue de construire un futur plus durable pour la ville.