N’Djamena : un atelier clés en main pour renforcer la sécurité aérienne en Afrique

Sécurité aérienne : L’ASSA-AC et l’ADAC unissent leurs efforts lors d’un atelier de régulation

L’atelier sur la sécurité aérienne organisé par l’ASSA-AC et l’ADAC s’est ouvert avec la présence de figures clés du secteur, soulignant l’engagement collectif pour améliorer la sécurité aérienne au sein de la CEMAC.

Le 20 octobre dernier, à N’Djamena, le directeur général de l’ASSA-AC, M. Eugène Apombi, et son homologue de l’ADAC, M. Brahim Guihini Dadi, ainsi que divers responsables de institutions communautaires et représentantes du secteur aéronautique, se sont réunis pour marquer l’inauguration d’un atelier dédié à la présentation de nouvelles réglementations en matière de sécurité aérienne. Cet événement a constitué une plateforme d’échanges pour les experts présents, dont des représentants de l’ASECNA, tous réunis autour d’un objectif commun : renforcer la sécurité des opérations aériennes.

L’initiative s’inscrit dans le cadre d’une régulation communautaire visant à établir un haut niveau de sécurité et d’uniformité opérationnelle dans l’aviation civile, en accord avec les normes de l’OACI. Cette démarche répond également aux attentes des États membres de la CEMAC, engagés dans la mise en œuvre des standards globaux de sécurité aérienne.

Au cours de son allocution d’ouverture, M. Brahim Guihini Dadi a exprimé sa gratitude envers les participants et a insisté sur l’importance de la rigueur dans un secteur où la sécurité est primordiale pour le transport de passagers et de leurs biens. Il a évoqué la nouvelle vision adoptée par l’OACI, qui privilégie l’optimisation de la sécurité par la mutualisation des moyens de supervision via le système « ROSO ». Cette initiative a conduit à la création de l’ASSA-AC, un acteur central dans la dynamique de la sécurité régionale.

L’atelier fait suite à des études de sécurité visant à identifier des solutions pour atténuer les risques liés à de récents changements réglementaires. M. Dadi a mis l’accent sur l’importance de la diffusion et de l’appropriation des nouveaux textes par l’ensemble des acteurs du secteur, tout en appelant à une participation active pour atteindre les objectifs établis, notamment en matière de compréhension des réglementations et de renforcement des capacités institutionnelles.

M. Eugène Apombi, quant à lui, a souligné la pertinence de tenir cet atelier au Tchad. Pour lui, cet événement ne se limite pas à une simple rencontre ; il symbolise l’engagement de l’ASSA-AC à faire de N’Djamena un pôle de référence dans la régulation, la supervision et la promotion de la sécurité aérienne en Afrique centrale.

Au cours des deux dernières années, l’intégration régionale de l’aviation civile a fait des progrès notables. Parmi les réalisations marquantes, on peut citer l’élaboration et la publication de règlements fondamentaux comme le code révisé de l’aviation civile de la CEMAC, les règles de sécurité aérienne commune, et les textes régissant le fonctionnement de l’ASSA-AC. De plus, des règlements d’exécution concernant la navigabilité et l’exploitation technique des aéronefs ont également été formulés, accompagnés de documents d’orientation destinés aux professionnels du secteur.

Cet atelier représente ainsi une étape clé dans le renforcement des normes de sécurité aérienne au sein de la CEMAC, illustrant une volonté partagée d’ériger des standards régionaux qui répondent aux exigences internationales. Les échanges qui auront lieu durant ces sessions devraient favoriser une meilleure compréhension des règles en vigueur et leur intégration dans les pratiques des acteurs du secteur, tout en renforçant leur capacité à faire face aux défis futurs.

N’Djamena apparaît donc comme un acteur central dans le déploiement d’une aviation civile sécurisée et intégrée, promettant de renforcer la confiance des usagers et de contribuer au développement régional.