N’Djamena : un homme accuse de vol de moto, mais le témoignage clé suscite des doutes chez le procureur.

Un prévenu nie toute implication dans un vol

Un jeune homme se retrouve confronté à la justice après avoir été accusé de vol. À la barre, il a fermement nié son implication dans les faits qui lui sont reprochés.

Le prévenu, dont l’identité n’a pas été révélée, a expliqué qu’il n’était pas présent sur les lieux le soir du vol, survenu dans la nuit du 26 janvier. Il a affirmé qu’il n’avait pas l’habitude de sortir tard et qu’il se tenait éloigné des endroits concernés. « Je n’étais pas là et je ne fréquente pas ces endroits à cette heure », a-t-il indiqué avec assurance devant le tribunal.

Le témoignage de l’agent de sécurité

Le dossier repose en grande partie sur le témoignage d’un Agent de Prévention et de Sécurité (APS), responsable de la surveillance de la zone où le vol a été commis. Ce dernier a déclaré avoir reconnu le prévenu, qu’il décrit comme un visiteur régulier de l’endroit, en compagnie d’un autre individu.

Selon son récit, vers 3 heures du matin, il aurait aperçu les deux hommes dans une zone bien éclairée. Après un rapide détour pour inspecter le parking, l’agent a constaté le départ des suspects ainsi que celui d’une motocyclette garée. Il a précisé qu’étant seul à ce moment-là, il n’avait pas pu intervenir, laissant la situation se dérouler sans action immédiate.

Les réticences du procureur

Durant le contre-interrogatoire, le procureur de la République a fait part de ses doutes concernant la crédibilité du récit de l’agent de sécurité. Plusieurs incohérences dans ses déclarations ont été mises en lumière. Le magistrat a questionné l’absence d’une réaction de l’agent face à ce qu’il qualifiait de situation suspecte, tout en s’interrogeant également sur le manque de demande de renfort ou d’alerte immédiate.

Un autre point critiqué a été l’absence de relevé du numéro de série ou de la plaque d’immatriculation de la motocyclette disparue. Ces éléments, selon le parquet, affaibliraient considérablement le témoignage de l’agent, au point d’évoquer une possible complicité de sa part.

Prolongation du procès

Face à l’incertitude entourant ces éléments, le tribunal a décidé qu’il était prématuré de rendre un jugement hâtif. L’affaire a donc été renvoyée à une audience future, permettant ainsi de recueillir des informations supplémentaires afin d’éclaircir les circonstances du vol.

En attendant la prochaine séance de la cour, le prévenu demeure en détention provisoire à la maison d’arrêt de Klessoum, ajoutant une pression supplémentaire à une affaire déjà complexe.

Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés à la fois les agents de sécurité dans l’exercice de leur fonction et le système judiciaire dans l’établissement de la vérité.