Nouveau pacte pour le projet Madaouela d’uranium au Niger

Uranium au Niger : un nouveau tournant pour le projet Madaouela

Le 22 septembre 2026, le gouvernement nigérien a officialisé la signature d’une nouvelle convention avec la société Madaouela Mining Company (MAMICO) pour le développement du projet uranifère de Madaouela. Cette convention, portée par le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane, vise à relancer un projet stratégique pour le Niger, un pays riche en ressources minérales.

Cette nouvelle signature fait suite à une période de turbulences marquée par le retour, en juillet 2024, du permis « Madaouela I » dans le domaine public de l’État, suite à des différends avec l’ancien exploitant. Plutôt que de s’engager dans une lutte juridique prolongée, l’exécutif a choisi la négociation afin de poser les bases d’une coopération renouvelée.

Avec l’approbation du Conseil des ministres le 21 août 2026, la répartition des parts dans la société MAMICO a été révisée, portant désormais la participation de l’État à 40 %, un accroissement notable par rapport aux 20 % précédemment détenus. Pour sa part, la société Atomic Eagle conserve 60 % des parts et contrôle les opérations du projet.

L’accord stipule également le versement d’une redevance initiale de 10 millions de dollars, qui renforcera les ressources financières disponibles pour le développement du secteur minier au Niger. En parallèle, des engagements ont été pris en matière de renforcement des capacités de l’administration minière, afin d’assurer une meilleure gestion et une régulation efficace de l’exploitation des ressources.

Sur le plan socio-économique, le projet Madaouela est censé générer environ 1 000 emplois pour les jeunes Nigériens. L’accord met également l’accent sur l’importance d’une politique de contenu local, favorisant l’implication des entreprises nigériennes dans les différentes phases du projet.

En signant cette nouvelle convention, le gouvernement de Niamey aspire à concilier sa souveraineté économique avec l’attractivité pour les investisseurs étrangers. Cette démarche constitue également un tournant décisif après une période de contentieux juridique, permettant au Niger de se positionner à nouveau comme un acteur clé dans l’industrie de l’uranium, essentielle à la transition énergétique mondiale.

Le projet Madaouela représente donc non seulement un atout économique pour le Niger, mais également une opportunité de développement pour les jeunes et les entreprises locales, tout en contribuant à renforcer la bonne gouvernance dans le secteur minier.