Nouveaux taux de conversion douaniers : des horizons ajustés jusqu’en 2026

Taux de Change Fixés pour la Période de Février à Mai 2026

Un nouvel arrêté publié en vertu du Code des douanes CEMAC et conforme à la règlementation sur les changes ainsi qu’à la Loi de finances 2026 a établi les parités monétaires applicables du 15 février au 15 mai 2026.

L’arrêté précise les taux de change officiels pour plusieurs monnaies internationales. Le dollar américain s’établit à 559,093 francs CFA, tandis qu’un euro est fixé à 655,957 francs CFA. D’autres devises majeures sont également concernées, dont la livre sterling, évaluée à 700 francs CFA, et le yuan chinois à 80,20 francs CFA. Les taux des devises des Émirats arabes unis et du Maroc sont respectivement de 152,01 et 60,90 francs CFA. La livre turque est quant à elle cotée à 12,90 francs CFA, le riyal saoudien à 150,02 francs CFA, le won coréen à 0,40 francs CFA, et le dollar de Hong Kong à 71,01 francs CFA.

En plus de ces monnaies, d’autres devises internationalement reconnues, telles que le dollar singapourien, le dollar canadien, le franc suisse, le dinar koweïtien, le dinar tunisien ainsi que le yen japonais, ont également été prises en compte dans cet arrêté.

Un aspect important de cette réglementation concerne les fluctuations des taux de change. L’arrêté indique que des variations allant jusqu’à 1 % à la hausse ou à la baisse ne seront pas prises en compte pour le redressement de la valeur imposable. Cette tolérance vise à offrir une certaine flexibilité face aux mouvements des marchés financiers, limitant ainsi l’impact économique sur les entreprises et citoyens.

La responsabilité de l’application de cet arrêté a été confiée au Directeur général des Douanes et Droits indirects, qui veillera à son enregistrement et à sa publication dans les lieux nécessaires.

Un cadre juridique renforcé

Cette intervention du gouvernement dans la régulation des taux de change s’inscrit dans un cadre plus large de stabilisation économique. En effet, la gestion rigoureuse des parités monétaires pourrait contribuer à renforcer la confiance dans l’économie nationale, un aspect crucial dans un contexte où les fluctuations économiques et les crises financières sont de plus en plus fréquentes.

Des experts économiques soulignent l’importance de telles mesures, surtout dans un environnement commercial où les entreprises dépendent de l’importation et de l’exportation de biens. Établir des taux de change stables permet non seulement d’assurer la compétitivité, mais également de protéger les consommateurs des mercuriales des prix.

Les réactions à cette décision ont jusqu’ici été plutôt positives, tant du côté des importateurs que des exportateurs. Pour les premiers, une parité claire aide à planifier les coûts, tandis que les seconds apprécient la certitude des prix de vente sur les marchés étrangers. Cependant, certains acteurs du marché expriment des réserves quant à la durabilité de ces parités à long terme, notamment à la lumière des tendances inflationnistes mondiales et des politiques économiques des grandes puissances.

Conclusion

L’arrêté fixé pour la période de février à mai 2026 constitue un effort notable pour contrôler les fluctuations des taux de change dans la région CEMAC. Alors que les effets de cette régulation se font encore sentir, elle promet d’apporter une certaine stabilité dans un climat économique marqué par des incertitudes croissantes. La vigilance des institutions et des acteurs économiques sera cruciale pour mesurer l’impact réel de cette mesure dans les mois à venir.