Opposition : le silence du gouvernement face au drame du taximan interpelle

Décès tragique d’un taximan à N’Djamena : l’opposition critique le silence du gouvernement

Un incident dramatique où un chauffeur de taxi a perdu la vie après avoir été immolé par le feu soulève une vive indignation au Tchad. Le chef de l’opposition, Pahimi Padacké Albert, exprime sa colère face au mutisme des autorités.

Le drame s’est déroulé le 13 février dernier lorsque Mahamat Issa, taximan à N’Djamena, a été gravement brûlé lors d’un contrôle routier de routine. Selon les témoignages de la victime avant son décès, survenu le 15 février, et ceux de ses proches, c’est un policier qui serait responsable de cet acte. Cette affaire suscite des interrogations chez Pahimi Padacké Albert, qui s’indigne : "Comment une simple vérification routière a-t-elle pu se transformer en tragédie ?"

Ce meurtre présumé a provoqué la réaction du sénateur et chef de l’opposition, qui a partagé publiquement ses condoléances avec la famille endeuillée. Il critique sévèrement le silence des autorités tchadiennes sur cet incident, soulignant la nécessité de clarifier les circonstances entourant ce décès. "Nous exigeons de faire toute la lumière sur cette affaire et d’établir clairement les responsabilités", déclare-t-il. Une telle réponse, selon lui, révèle les failles du gouvernement.

Ce drame s’inscrit dans un climat de violence croissante au Tchad. Pahimi Padacké Albert alerte sur une "culture de la violence barbare", invitant la population à rester vigilante car, selon lui, cette spirale pourrait toucher chaque foyer.

Cet évènement tragique met en lumière des questions cruciales sur la sécurité publique et la gestion des forces de l’ordre au Tchad. Le silence continue des autorités pourrait exacerber les tensions et accroître les sentiments d’insécurité parmi la population.