Ouaddaï : 42 détenus libérés à Abéché

Le vendredi 25 septembre 2026, la maison d’arrêt d’Abéché, dans la province du Ouaddaï, a été le théâtre d’une cérémonie empreinte d’espoir et de renouveau. Sous la présidence du secrétaire général de la province, Djingar Gaspard, représentant le délégué général du Gouvernement, 42 détenus ont reçu officiellement leurs attestations de mise en liberté définitive. Cet événement s’inscrit dans le cadre d’une mesure plus large touchant au total 175 détenus de cet établissement.

Selon le décret présidentiel N°2151 du 14 août 2026, une remise collective des peines a été décidée. De ce fait, si 42 détenus ont obtenu la liberté totale, 133 autres ont vu leurs peines réduites, leur permettant ainsi d’espérer une réinsertion prochaine dans la société.

Lors de la cérémonie, Ahmat Aboulfathi, directeur de la maison d’arrêt, a pris la parole pour féliciter les personnes concernées. Il a insisté sur la nécessité pour chacun de tirer les leçons du passé et de considérer cette libération comme une opportunité de repartir sur des bases nouvelles et solides. Son discours a été renforcé par les interventions de Moussa Issa, le premier substitut du procureur de la République, et Khalifa Adamou Boubakari, le premier substitut du procureur général près la cour d’appel. Ces derniers ont mis l’accent sur l’importance de respecter la loi et d’éviter toute récidive afin de faciliter leur réintégration sociale.

Djingar Gaspard, en remettant les attestations aux 42 détenus, a adressé des conseils aux bénéficiaires. Il a souligné que cette libération doit être perçue comme une seconde chance. Il a encouragé les détenus à renouer avec une vie responsable, tant au sein de leurs familles que dans la communauté, soulignant que cette réinsertion revêt un caractère crucial pour leur avenir personnel et celui de leur entourage.

La cérémonie, marquée par une solennité empreinte d’espoir, s’est clôturée par la remise officielle des documents. Ces attestations symbolisent la fin de la détention et le début d’une nouvelle page de vie pour ces bénéficiaires.

En parallèle, l’action entreprise à Abéché s’inscrit dans une dynamique plus vaste de remises de peine qui ont lieu dans d’autres provinces du pays, comme le Batha et la Tandjilé, où des mesures similaires ont récemment été appliquées.

Le processus de réconciliation et de réintégration à travers ces initiatives démontre la volonté des autorités de promouvoir une justice qui, tout en restant ferme, offre aux individus une chance de réhabiliter leur statut social et de participer positivement à la construction de leur communauté. L’avenir de ces 42 individus ne dépend désormais que de leur capacité à saisir cette nouvelle opportunité et à bâtir un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour leurs proches.

Brahim Adam Issa, correspondant à Abéché, observe l’évolution de ces actions avec intérêt, notant que la réinsertion sociale des ex-détenus est non seulement un enjeu personnel mais aussi collectif, important pour la cohésion et le développement harmonieux de la société tchadienne.