Pahimi Padacké Albert critique l’interdiction d’une conférence : vers une dérive autoritaire ?
Le Sénateur Pahimi Padacké Albert alerte sur une « dérive autoritaire » au Tchad
Le 28 février, une conférence de presse organisée par le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a été interdite par les forces de l’ordre, suscitant la réaction du sénateur et ancien Premier ministre, Pahimi Padacké Albert.
Le sénateur, figure de l’opposition tchadienne, a exprimé son inquiétude sur ses réseaux sociaux, dénonçant une "dérive autoritaire" orchestrée par le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), actuellement au pouvoir. Selon Pahimi, l’intervention armée visant à empêcher l’événement du GCAP illustre une pression croissante sur l’espace démocratique.
Le GCAP, regroupement de plusieurs partis politiques, avait dû suspendre ses activités quelques mois auparavant, évoquant un climat marqué par des menaces et une restriction progressive des libertés. L’arrivée incontrôlée des forces de l’ordre pour interdire cette conférence témoigne, selon l’opposition, d’une escalade préoccupante.
Pahimi Padacké Albert critique vigoureusement cet acte, le qualifiant de « grave » et accusant le régime de manifester une hostilité persistante envers la liberté d’expression et le pluralisme politique. Il considère que ces actions vont à l’encontre de la Constitution tchadienne, qui garantit les libertés fondamentales.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tension croissante au sein de la République du Tchad, où les voix dissidentes font face à des obstacles notables. La censure de cette conférence, visant à évaluer la situation sociopolitique du pays, souligne une crispation politique croissante.
En conclusion, le sénateur réitère ses préoccupations quant à l’avenir démocratique du Tchad, arguant que le pays risque de bâtir son futur sur une base d’exclusion, de peur et de répression, si ces tendances inquiétantes persistent.