Paludisme : des progrès encourageants avec une baisse des cas et des décès en 2025
Adoption de mesures significatives lors du dernier Conseil des ministres au Burkina Faso
Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a dirigé jeudi dernier une séance hebdomadaire du Conseil des ministres, au cours de laquelle plusieurs décisions cruciales ont été adoptées afin d’améliorer les conditions de vie des Burkinabè.
Un Conseil axé sur la santé et le développement
Au sein de ce Conseil, le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a annoncé que divers dossiers ont été examinés et approuvés. Parmi les points saillants de cette réunion, le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a partagé des résultats prometteurs concernant la lutte contre le paludisme. En effet, pour l’année 2025, les statistiques révèlent une chute notable des cas et des décès liés à cette maladie. Le nombre de cas signalés a diminué de 10 805 000 en 2024 à 7 329 000 en 2025, représentant une réduction de 32%. Concernant les enfants de moins de cinq ans, cette baisse est encore plus marquée, atteignant 38% avec plus de 1,9 million de cas évités.
Dr Kargougou a également souligné une réduction significative du nombre de décès, passant de 3 523 en 2024 à 1 900 en 2025, soit une diminution de 48%. Pour les enfants de moins de cinq ans, 893 décès ont été évités cette année. Ces résultats, selon le ministre, découlent d’un engagement fort des autorités nationales et d’un renforcement de la gouvernance dans la lutte contre cette maladie. Un effort de sensibilisation et la distribution de 15 millions de moustiquaires imprégnées (MILDA) figurent parmi les initiatives mises en avant, tout en soulignant l’appel du capitaine Traoré à assainir le cadre de vie des populations.
Révision de la Charte de la Transition
D’un autre côté, le Conseil a également abordé des questions de gouvernance. Le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, a introduit un projet de loi visant à modifier la Charte de la Transition de 2022. Cette modification intervient à la suite de l’adoption d’une nouvelle législation qui abroge plusieurs lois régissant le statut des partis politiques et leur financement. Ces changements ont été nécessaires pour aligner la Charte avec les idéaux de la révolution progressiste populaire, proclamée par le capitaine Traoré en avril 2025.
Le ministre Bayala a précisé que cette révision inclut une mention explicite du respect des valeurs socioculturelles du pays dans le préambule de la Charte, ainsi que l’engagement à respecter les obligations juridiques internationales compatibles avec celles-ci. Ces mesures visent à renforcer la cohérence de l’État tout en consolidant le cadre juridique national.
Nouveaux décrets pour une administration locale améliorée
Par ailleurs, le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a proposé une réforme significative à travers un décret. Ce texte modifie la composition et les modalités d’installation des délégations spéciales.
Selon le ministre d’État, Émile Zerbo, cette réforme fait suite à l’adoption d’un nouveau code général des collectivités territoriales en décembre dernier. Parmi les principales innovations, on note la transformation des délégations spéciales en assemblées locales plutôt qu’en commissions administratives. Cela se traduit également par l’exclusion des chefs de circonscriptions administratives et des représentants des services déconcentrés des délégations. À l’inverse, le décret prend en compte des groupes souvent sous-représentés, notamment les personnes en situation de handicap, les agriculteurs, les éleveurs, ainsi que les acteurs du commerce et de la santé.
Une journée marquée par l’engagement politique et social
Ces décisions prises lors du Conseil des ministres témoignent d’un engagement clair du gouvernement du Burkina Faso à répondre aux besoins urgents de sa population. Les progrès notables en matière de santé, conjugués aux réformes administratives, visent à renforcer la prise en charge des préoccupations sociales tout en instaurant un cadre politique qui résonne avec les aspirations populaires.
Cette dynamique, impulsée par le capitaine Ibrahim Traoré et son équipe, souligne l’importance d’une gouvernance réactive et responsable. L’objectif est de pérenniser les améliorations des conditions de vie, tout en inscrivant ces avancées dans le cadre plus large de la révolution progressiste.
Avec ces démarches, le gouvernement semble déterminé à marquer un tournant significatif pour le pays tout en élargissant la participation citoyenne dans le processus politique.