Paul Biya entame son 8ème mandat : enjeux et défis à relever pour le Cameroun

Le président camerounais Paul Biya prête serment pour un nouveau mandat

Le jeudi 6 novembre 2025, Paul Biya a officiellement été investi pour un nouveau septennat en prêtant serment devant les institutions camerounaises, marquant ainsi le début de son mandat sous le thème des « Grandes espérances ».

La cérémonie s’est déroulée dans le somptueux Palais de verre Paul Biya, un édifice emblématique construit grâce à la coopération entre le Cameroun et la Chine. En présence des députés, des sénateurs, ainsi que des membres du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême réunis en séance solennelle, le président a formulé son engagement à servir le peuple camerounais. Cette prise de fonction fait suite à son élection lors du scrutin du 12 octobre 2025, où il a été reconduit à la tête du pays.

Au cours de la cérémonie, le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril, a posé au président réélu la question traditionnelle. Paul Biya a répondu affirmativement, affirmant ainsi son intention de défendre la Constitution et les lois du Cameroun, ainsi que d’assurer le bien-être de la nation tout en préservant son unité, son intégrité et son indépendance.

Dans son discours inaugural, le président a esquissé les grandes orientations de son mandat, mettant l’accent sur la nécessité de promouvoir le développement national et d’améliorer les conditions de vie des Camerounais. Il a rappelé son engagement envers les idéaux qu’il défend depuis son accession à la présidence, soulignant l’importance de la jeunesse et des femmes dans ses priorités pour le septennat à venir. Il a également promis de renforcer la lutte contre la corruption, déclarant avec fermeté : « L’ordre régnera et le Cameroun continuera d’avancer », s’adressant notamment à ceux qu’il qualifie d’« hommes politiques irresponsables ».

En parallèle, le président a évoqué la nécessité de combattre le terrorisme, qu’il qualifie de « fléau » à abattre avec rigueur. Après avoir terminé son discours, Paul Biya a quitté l’Assemblée sous des honneurs militaires de type A, une distinction marquante, tandis qu’une foule attentive se massait le long de son parcours jusqu’au Palais de l’Unité.

Une seconde phase de la cérémonie s’est tenue au Palais de l’Unité, où le président a reçu des honneurs supplémentaires de la part de la Garde présidentielle. Le Grand chancelier des Ordres nationaux lui a également remis les insignes de Grand maître, marquant ainsi son statut et ses responsabilités en tant que leader du pays. Dans les minutes qui ont suivi, il a été salué par le corps diplomatique et les personnalités institutionnelles nationales, avant de participer à une grande réception en soirée.

Cet événement s’inscrit dans le contexte d’une transition politique marquée par un renouvellement de la confiance du peuple camerounais envers Paul Biya, qui entame son sixième mandat depuis son arrivée au pouvoir en 1982. Le président et son administration sont face à des défis significatifs, notamment en matière de gouvernance, de développement économique, et de sécurité, dans un contexte régional de tensions et d’insécurités persistant.

Au regard des attentes exprimées par la population, ce nouveau mandat est perçu comme une opportunité pour le gouvernement de redynamiser les engagements précédemment pris tout en naviguant les défis contemporains. Paul Biya a été appelé à s’affirmer davantage en réponse aux préoccupations croissantes des citoyens, particulièrement concernant les jeunes et les femmes, et à se montrer plus transparent dans ses actions gouvernementales.

En somme, la prestation de serment de Paul Biya pour un nouveau septennat marque un tournant important dans la vie politique du Cameroun, et les actions à venir seront scrutées de près tant par les acteurs nationaux qu’internationaux. Le président est désormais confronté à la tâche colossale d’apporter des réponses aux attentes de la société civile, tout en maintenant la stabilité de son pays.