Pénurie d’eau : le 4ᵉ arrondissement de N’Djaména en crise

Coupure d’eau persistante dans le 4ᵉ arrondissement de N’Djaména : la population démunie

Depuis plusieurs jours, une importante coupure d’eau perturbe la vie de certains quartiers du 4ᵉ arrondissement de N’Djaména, provoquant de vives réactions sur les réseaux sociaux.

La situation trouve son origine dans le passage d’un camion de gros tonnage, qui aurait endommagé la conduite principale reliant le secteur, selon les agents de la Société tchadienne des eaux (STE). Ce quartier, notamment Blabline, reconnu pour son activité économique dynamique et son marché à mil, le Souk Khala, voit aujourd’hui son quotidien bouleversé par l’absence d’eau.

Les habitants et commerçants, déjà en proie à de nombreux défis urbains, commencent à exprimer leur exaspération. Les coupures d’eau, fréquentes le week-end, se prolongent cette fois-ci, accentuant l’énervement des résidents. Mahamat, un commerçant installé face au commissariat CSP4, partage ses frustrations : « Je dépense parfois plus de 1 500 FCFA par jour pour l’eau, tant pour mes besoins personnels que professionnels. Avant, il y avait des interruptions, mais cette fois, la situation devient insupportable », se plaint-il.

Un autre habitant du quartier Centre raconte à quel point il dépend désormais des vendeurs ambulants pour son ravitaillement en eau. Avec une inflation qui grimpe, le prix du bidon de 25 litres atteint désormais 50 FCFA. Les défaillances de la STE dans la région ne sont pas nouvelles, souligne-t-il.

Un agent de la STE, préférant garder l’anonymat, confirme les perturbations. « Les réparations de la conduite endommagée sont en cours. Nous espérons que l’eau reviendra d’ici quelques jours », indique-t-il. Cependant, il précise que d’autres facteurs, tels que l’arrêt nocturne du groupe électrogène, le manque d’entretien des équipements, des tuyaux bouchés, ainsi que des branchements illicites, exacerbent la situation.

Ce problème d’approvisionnement met en lumière la fragilité des infrastructures du 4ᵉ arrondissement et les difficultés quotidiennes auxquelles font face ses habitants. La solution pourrait nécessiter des révisions structurelles profondes pour éviter de telles crises futures.