Plus de 90 policiers partent à la retraite, impact sur la sécurité publique en perspective.
Des fonctionnaires de la Police nationale admis à la retraite après des années de service
Un mouvement significatif touche la Police nationale, avec l’annonce du départ à la retraite de plusieurs fonctionnaires chevronnés qui ont consacré leur carrière à cette institution.
Le Directeur général de la Police nationale a récemment communiqué les décisions de mise à la retraite concernant divers agents, allant des Commissaires aux Gardiens de la Paix. Ces départs, programmés entre janvier et octobre 2026, concernent essentiellement des fonctionnaires qui ont servi « avec loyauté et dévouement. » La liste des concernés inclut un éventail de grades et de fonctions, avec la promesse d’une reconnaissance formelle pour leurs contributions.
Parmi les agents admis à la retraite, l’on retrouve des hauts cadres ainsi qu’un grand nombre d’officiers et sous-officiers issus de plusieurs grandes villes du pays, telles que N’Djamena, Abéché, Faya-Largeau, Sarh, Moundou, Mongo et Bousso. Ce départ en masse suggère un tournant générationnel au sein de la Police nationale, où l’expérience de ces agents sera difficile à remplacer.
Dans ses lettres officielles, le Contrôleur général Tougoud Digo Maïdé exprime la gratitude de l’institution pour le parcours professionnel des agents concernés : « La Police nationale vous demeurera très reconnaissante pour les services rendus et vous souhaite une retraite paisible. » Cette reconnaissance ne se limite pas à un simple message, elle souligne l’importance d’un long service et l’impact que ces fonctionnaires ont eu au sein de leurs communautés respectives.
Cette réforme des départs à la retraite intervient dans un contexte où la Police nationale est confrontée à des défis croissants en matière de sécurité et de gestion de l’ordre public. Tandis que certains voient ce départ comme une opportunité de renouvellement et d’intégration de nouvelles pratiques, d’autres s’inquiètent des conséquences sur la continuité de l’expérience au sein des équipes de terrain.
La mise en place de cette mesure est également accompagnée d’un appel aux services concernés pour organiser le processus administratif nécessaire. Cela implique la mise en œuvre de toutes les dispositions afin que la transition se fasse en douceur pour les agents qui quitteront bientôt le service actif.
Ces départs marquent une étape importante pour la Police nationale, révélant à la fois la valeur de l’engagement des agents en fin de carrière et les enjeux à venir pour la structure elle-même. Le départ des fonctionnaires expérimentés pourrait poser des questions sur le futur du personnel et la manière dont la Police nationale souhaite évoluer face aux défis contemporains.