Première pierre des centrales solaires hybrides à Bongor, Bol et Biltine : un pas vers une énergie durable pour la région.

Une avancée majeure pour l’accès à l’électricité au Tchad : pose de la première pierre d’une centrale solaire hybride à Bongor

Bongor, le 17 février 2026 – Le chef-lieu de la province du Mayo-Kebbi Est, Bongor, a été le théâtre d’une cérémonie marquant le début d’un projet d’envergure pour améliorer l’accès à l’électricité dans plusieurs localités du Tchad. Le Premier ministre, Allah Maye Halina, a présidé le lancement de la construction d’une centrale solaire hybride qui desservira les villes de Bongor, Bol et Biltine.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, ainsi que de membres du gouvernement et d’autorités administratives locales. L’événement a été l’occasion de souligner les ambitions du gouvernement en matière de développement énergétique et de durabilité.

Un projet ambitieux pour le Tchad

L’initiative vise à doter les localités de Bongor, Bol et Biltine d’un accès énergétique significatif. Les centrales hybrides, qui allient énergie solaire et diesel avec un système de stockage par batteries, devraient permettre d’améliorer durablement la fourniture d’électricité. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large de réduction de la dépendance pétrolière et d’augmentation de l’offre énergétique dans un pays où l’accès à l’électricité demeure un défi majeur.

Lors de son discours, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a détaillé les spécificités de ce projet, précisant qu’il inclut une puissance solaire de 2 MWc à Bongor, 1 MWc à Bol, et 1 MW à Biltine, complétée par des installations de stockage. L’ensemble des travaux, financés par la Banque Africaine de Développement, devrait être achevé dans un délai de 12 mois et représente un investissement total d’environ 7,9 millions de dollars américains.

Les enjeux de l’électrification

Le ministre a mis en lumière l’importance de cette centralisation énergétique : « Ce projet ne constitue pas uniquement une avancée technologique, mais également un levier pour le développement économique local. Les infrastructures permettront d’améliorer la continuité du service électrique, de réduire les coûts d’exploitation et de soutenir des initiatives économiques », a-t-il assuré. En réduisant les émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement espère également faire un pas vers un avenir énergétique plus respectueux de l’environnement.

Les attentes sont également placées sur les partenaires internationaux, comme la Banque mondiale, qui apportent leur expertise à d’autres projets d’hybridation, notamment à N’Djamena et à Massakory. Dogo Francis Sam-Yaya, représentant de la Banque Africaine de Développement, a déclaré que le Tchad disposait d’un potentiel solaire exceptionnel, offrant ainsi une opportunité de développement structurant pour l’intégration énergétique régionale.

Le Plan national de développement Tchad Connexion 2030 se fixe pour objectif d’atteindre 60 % d’accès à l’électricité d’ici 2030. Ce projet apparaît donc non seulement essentiel, mais également aligné avec cette ambition, nécessitant un renforcement de la viabilité de l’entreprise TchadElec et un environnement propice à l’investissement privé.

Engagement gouvernemental et vision d’avenir

Le Premier ministre Allah Maye Halina a réitéré l’engagement du gouvernement envers le développement énergétique du Tchad. « L’achèvement de ces travaux marquera un tournant décisif. Nous devons réduire notre dépendance au gasoil et avancer vers une autonomie énergétique durable, au service de toute la population », a-t-il déclaré avec détermination.

Cette cérémonie a été perçue comme un symbole de l’engagement du gouvernement, sous la direction du président Mahamat Idriss Deby Itno, à améliorer la situation énergétique du pays. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de respecter les délais d’exécution, précisant que le projet devait impérativement être réalisé dans le laps de temps de douze mois. De plus, il a annoncé qu’une initiative d’électrification touchera bientôt 50 écoles et autant de centres de santé dans la province du Mayo-Kebbi Est, renforçant ainsi le lien entre l’accès à l’énergie et le développement social.

« À cœur vaillant, rien n’est impossible », a conclu le Premier ministre, exprimant ainsi sa détermination à mener à bien cette révolution énergétique tant attendue au Tchad.

Le projet de centrale solaire hybride représente ainsi une réelle opportunité pour renforcer l’accès à l’électricité dans un pays en quête de développement, tout en posant les bases d’une transition vers des énergies plus durables dans les années à venir.