Prix des moutons en forte hausse à Amtiman avant la Tabaski, inquiétudes pour les consommateurs

Hausse des prix du bétail à Amtiman à l’approche de la Tabaski

À l’approche de la Tabaski, les prix des moutons connaissent une hausse conséquente au marché hebdomadaire d’Amtiman, chef-lieu de la province du Salamat, où les familles musulmanes s’inquiètent face à cette flambée.

Des tarifs en constante augmentation

Ce lundi 25 mai 2026, au cœur du marché à bétail d’Amtiman, les moutons se négocient désormais entre 50 000 et 150 000 FCFA, selon leur taille et leur qualité. Cette situation tendue complique les transactions entre acheteurs, vendeurs et intermédiaires locaux, appelés « Ana foga », rendant les négociations particulièrement ardues.

Une hausse inédite

Comparé aux années passées, les prix ont considérablement augmenté, suscitant les inquiétudes des ménages, notamment les plus vulnérables. Beaucoup estiment que cette hausse est difficilement supportable, mettant à mal les traditions familiales de cette fête religieuse.

Explications des autorités locales

Le délégué provincial de l’Élevage du Salamat, Dr Mahamat Bichara Saleh, évoque plusieurs enjeux pour expliquer cette situation. La province, étant une zone de transhumance, voit sa disponibilité en bétail varier selon les mouvements des éleveurs. Cette année, le manque de pâturages et d’eau a éloigné les troupeaux de la région habituelle de Bahr-Azoum.

« Les éleveurs sont actuellement proches de la frontière du Moyen-Chari. Les difficultés d’accès et le petit nombre d’animaux sur les marchés ont contribué à cette hausse des prix », précise-t-il, soulignant les contextes climatiques difficiles.

Conséquences sur les familles

En dehors du marché central d’Amtiman, les prix élevés se retrouvent également dans les villages environnants, influencés par la corpulence des animaux. Les années précédentes, un mouton coûtait entre 35 000 et 40 000 FCFA. Désormais, acquérir un mouton implique de débourser au moins 50 000 FCFA, voire jusqu’à 150 000 pour les plus robustes.

Face à la flambée des prix, les familles s’adaptent difficilement, alors que la Tabaski représente un moment de partage et de dévotion important. Cette conjoncture économique pèse lourdement sur les habitudes et les budgets des ménages du Salamat.

En conclusion, cette hausse des tarifs du bétail à Amtiman marque une étape significative pour les habitants de la région, confrontés à des défis économiques et climatiques. Il reste à espérer que la situation s’améliore pour permettre aux traditions de perdurer.