Procès Djimoudouel Faustin : la justice influencée par des volontés individuelles, selon Touhou Koki Solo

Le procès du leader syndical enseignant au Tchad s’ouvre sous tension

Le procès de Djimoudouel Faustin, le président du Syndicat indépendant des enseignants du Tchad (SIET), a débuté ce lundi 26 janvier 2026, marquant un moment de tension palpable parmi les membres du syndicat après que la demande de mise en liberté provisoire a été rejetée par le tribunal.

Un procès sous haute surveillance

Djimoudouel Faustin est jugé pour incitation à la révolte, usurpation de titre et trouble à l’ordre public. Ces accusations font suite à plusieurs manifestations organisées par le syndicat dénonçant les conditions de travail des enseignants. L’audience s’est déroulée à N’Djamena et a attiré de nombreux médias et sympathisants du SIET venus soutenir leur leader.

Le refus de libérer Faustin lors de l’audience a provoqué une onde de choc parmi les enseignants. Présent au tribunal, le vice-président du SIET, Touhou Koki Solo, n’a pas caché son amertume. Il a exprimé sa frustration face à ce qu’il considère comme une décision arbitraire, soulignant que "ce ne sont pas les textes, mais la volonté des individus qui ont parlé aujourd’hui."

Réactions et conséquences

Le verdict a immédiatement suscité des réactions de colère et de déception. Les membres du SIET se disent déterminés à poursuivre leurs actions de grève. "Notre seule force est la grève", a affirmé Touhou Koki Solo, annonçant que tant que leur président ne sera pas libéré, les enseignants resteront chez eux, abandonnant leurs salles de classe.

Cette situation de blocage intervient dans un contexte déjà tendu pour le secteur éducatif tchadien. Les enseignants réclament des meilleures conditions de travail et la reconnaissance de leurs droits. Le syndicat, par la voix de ses dirigeants, estime que ce procès est une tentative pour affaiblir leur mouvement.

Un avenir incertain pour le SIET

Le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 2 février prochain, une date désormais attendue avec appréhension par l’ensemble du corps enseignant. Face à cette incertitude, le SIET continue d’appeler ses membres à la mobilisation, tout en restant à l’écoute des développements judiciaires à venir.

En attendant ce nouveau rendez-vous judiciaire, les regards restent fixés sur le sort de Djimoudouel Faustin, un symbole de la lutte pour les droits des enseignants au Tchad.