Protection renforcée pour les enfants migrants au Tchad : l’OIM et le gouvernement agissent ensemble

Atelier pour Renforcer la Protection des Enfants Migrants au Tchad

Un atelier axé sur l’amélioration des Procédures de détermination de l’intérêt supérieur de l’enfant en mobilité (PDISE) s’est tenu à N’Djamena, marquant un pas significatif dans la protection des enfants migrants au Tchad.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec le ministère tchadien de la Femme et de la Petite enfance, a inauguré, le 2 février, un atelier de deux jours visant à renforcer les systèmes nationaux de protection des enfants en mobilité. Ce rassemblement a attiré des experts nationaux et régionaux, déterminés à concevoir des stratégies plus efficaces face aux défis posés par la migration.

Cet événement a pour principal objectif de perfectionner l’inclusion des enfants migrants dans les mécanismes existants, en tenant compte des dangers spécifiques tels que la traite, l’exploitation et les abus auxquels ils peuvent être confrontés. Aminata Dicko, cheffe des programmes de l’OIM au Tchad, a souligné lors de son discours d’ouverture que ce projet s’inscrit dans la dynamique des recommandations de la rencontre régionale de 2024 à Accra. Soutenu par l’Union européenne, le programme MPRR-SSA encourage une approche collaborative et durable centrée sur l’intérêt de l’enfant.

Zara Ratou, secrétaire générale du ministère de la Femme et de la Petite enfance, a réaffirmé l’engagement du gouvernement tchadien à renforcer durablement les dispositifs nationaux de protection de l’enfance. Saluant l’implication des représentants du Bureau régional de l’OIM, elle a mis en avant l’expertise apportée par ces experts pour enrichir les discussions.

Le Tchad, un pays au cœur de routes migratoires complexes, est confronté à d’importants flux de populations. Le besoin de processus robustes et adaptés pour la protection des enfants migrants y est particulièrement crucial. Ainsi, l’atelier met l’accent sur une intégration systématique des enfants en mobilité dans les PDISE.

En 2023, sous l’égide du ministère, un processus participatif a abouti à l’arrêté n°009, officialisant des outils harmonisés pour la gestion des cas de protection de l’enfant, incluant un formulaire spécifiquement conçu, des procédures standardisées, et des panels dédiés aux enfants réfugiés.

Durant les deux jours de l’atelier, les participants ont exploré le cadre juridique et contextuel de la protection de l’enfance au Tchad. Des présentations détaillées ont été suivies de débats interactifs visant à adapter et affiner ces outils pour répondre aux besoins spécifiques des enfants migrants, en accord avec les normes nationales et internationales.

Zara Ratou a encouragé l’assemblée à analyser ces dispositifs avec rigueur, soulignant l’importance de produire des recommandations opérationnelles et consensuelles. Elle exprime sa confiance que l’atelier aboutira à des améliorations concrètes dans la prise en charge des enfants en mobilité, contribuant ainsi à une protection renforcée et élargie pour les jeunes vulnérables traversant le pays.

Cet atelier marque un engagement collectif à placer les intérêts des enfants au centre des décisions, démontrant que des actions structurées et coordonnées peuvent apporter des changements significatifs au niveau national et régional.