Protestation au Tchad : les personnes handicapées déplorent les nouvelles restrictions à Kousseri
Des Personnes Handicapées Manifestent à N’Djamena Pour Lever les Restrictions de Déplacement
Un sit-in s’est tenu ce lundi 23 février à l’école Chagoua FDAR, à N’Djamena, où des personnes handicapées ont exprimé leur mécontentement face aux restrictions limitant leurs déplacements vers Kousseri.
Organisé par la Plateforme revendicative des personnes handicapées, cet événement a rassemblé de nombreux manifestants réclamant la possibilité de se rendre librement à Kousseri avec leurs tricycles, un moyen crucial pour mener leurs activités commerciales. Cette liberté de mouvement est jugée vitale pour leur subsistance, car beaucoup d’entre eux dépendent de ce commerce pour soutenir leurs familles.
Ali Ossingbedé Justin, le coordonnateur de la plateforme, a clarifié que la protestation n’était pas dirigée contre des individus particuliers, mais bien contre une situation qu’ils jugent insoutenable. Il a exprimé leur volonté de trouver une solution, soulignant que les tentatives précédentes pour obtenir gain de cause n’avaient pas encore abouti. Selon les manifestants, les autorités imposent l’utilisation d’engins à louer pour leurs activités économiques, une option qu’ils rejettent catégoriquement.
Face à cette situation bloquée, les manifestants prévoient une nouvelle action pour le 29 février. Cette journée sans tricycles sera marquée par une marche symbolique où ils ramperont depuis le pont dit à double voie jusqu’à la primature. En abandonnant tricycles et béquilles, ils espèrent attirer l’attention des autorités sur leur cause commune. Ali Ossingbedé Justin a décrit cette initiative comme une démarche noble, destinée à sensibiliser sur les défis rencontrés par les personnes handicapées.
En parallèle des revendications liées au déplacement, les participants ont également exprimé leur mécontentement quant à la distribution ponctuelle de kits alimentaires, qu’ils jugent insuffisante. Ils plaident pour des activités génératrices de revenus, soulignant que la précarité et la faim demeurent des obstacles majeurs pour la scolarisation de leurs enfants et la stabilité de leurs foyers.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités gouvernementales n’a été enregistrée. La douane, également mentionnée dans les revendications, a choisi de ne pas commenter la situation pour le moment.
Ce mouvement de contestation met en lumière les défis persistants auxquels sont confrontées les personnes handicapées à N’Djamena, et leurs efforts pour améliorer leurs conditions de vie au quotidien.