Réduction des droits d’importation pour les véhicules électriques : un pas vers la transition écologique

Exonération des Droits d’Importation pour les Véhicules Électriques au Tchad

Le gouvernement tchadien a récemment pris une mesure significative en signant un arrêté exonérant les droits et taxes à l’importation des véhicules électriques, marquant ainsi un tournant vers une transition énergétique plus durable.

Le ministre d’État et ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, a officialisé cette décision par la signature de l’arrêté n°021/MFBEPCI/SE/SG/DGDDI/DELDC/2026. La mesure s’applique en vertu de l’article 62 de la Loi de Finances pour l’exercice 2026. Son objectif principal est d’encourager l’importation et l’utilisation des véhicules électriques au Tchad, une initiative qui s’inscrit dans un contexte mondial axé sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’arrêté prévoit un abattement de 75 % sur la valeur imposable des véhicules électriques neufs importés. Les types de véhicules concernés incluent, entre autres, des tracteurs fonctionnant uniquement à motorisation électrique, ainsi que des véhicules de transport de dix personnes ou plus. D’autres catégories telles que les véhicules de transport de marchandises et les chariots électriques sont également incluses.

En parallèle, une exonération totale des droits d’importation est accordée aux chargeurs d’accumulateurs pour véhicules électriques, classés sous la position tarifaire 85 37 10. Cela souligne la volonté du gouvernement de stimuler non seulement l’acquisition de véhicules électriques, mais aussi les infrastructures nécessaires à leur fonctionnement.

Cette initiative, entrée en vigueur immédiatement après sa signature, est destinée à favoriser l’adoption des véhicules électriques dans le pays et à accompagner la modernisation du parc automobile national. Le directeur général des Douanes et Droits indirects a été chargé de veiller à son application, tout en abrogeant les dispositions antérieures qui pourraient être contradictoires.

Cette mesure intervient à un moment où le Tchad, comme de nombreux autres pays, cherche à s’affranchir des énergies fossiles. Les impacts attendus incluent une diminution des émissions polluantes et une optimisation de la consommation d’énergie au niveau national. Des experts et des défenseurs de l’environnement ont déjà salué cette décision, la considérant comme un pas vers la durabilité et la protection de l’environnement au Tchad.

Au-delà des considérations environnementales, cette initiative pourrait également avoir des retombées économiques. En réduisant les coûts d’importation, le gouvernement espère rendre les véhicules électriques plus accessibles aux Tchadiens, contribuant ainsi à la croissance d’un marché encore émergent.

Dans un contexte où les villes du monde entier sont confrontées à des défis liés à la pollution et à la congestion, le Tchad, à travers ses nouvelles politiques fiscales, s’inscrit dans une dynamique positive vers la transition énergétique. Le changement vers une mobilité plus propre s’inscrit en effet dans une tendance mondiale vers l’électrification des transports.

En conclusion, avec l’arrêté portant exonération des droits d’importation des véhicules électriques et des chargeurs, le gouvernement tchadien affirme sa volonté de participer activement à la lutte contre le changement climatique tout en modernisant son secteur automobile.