Saleh Kebzabo : la médiature dément sa démission

Le 29 septembre, la médiature de la République a publié un communiqué démentant des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le médiateur, Saleh Kebzabo, aurait à plusieurs reprises menacé de démissionner. Ces prétendues menaces seraient en lien avec les crédits de fonctionnement de l’institution. La médiature a catégoriquement rejeté ces assertions, affirmant qu’elles ne reflètent ni la position du médiateur ni la réalité des faits.

L’institution a tenu à rappeler une intervention récente du médiateur. Le 21 septembre 2026, lors d’une table ronde organisée à l’occasion de la Journée internationale de la paix, Saleh Kebzabo avait été questionné sur les moyens dont dispose son institution pour mener à bien sa mission. En réponse, il avait souligné : « Aucune institution n’a les moyens de sa mission. Le Premier ministre en face de moi, je voudrais saluer les efforts déployés pour satisfaire tous les services de l’État qui ont besoin d’être assistés. Nous avons trop de priorités dans notre pays. Je ne peux pas, moi, m’ériger en institution prioritaire pour que tous les moyens me soient donnés et que je puisse me déployer. Il existe le minimum pour l’instant et l’institution doit davantage faire de sorte que la prévention soit de mise pour limiter les conflits. »

Ces propos, indique le communiqué de la médiature, ont été mal interprétés par certains, donnant lieu à la diffusion d’informations erronées. La médiature affirme que les propos véhiculés sur les réseaux sociaux « sont allés au-delà de l’idée initiale et s’éloignent manifestement des déclarations effectivement tenues ». Elle insiste sur le fait qu’il n’est pas question pour elle d’endosser de tels écarts.

Ce démenti intervient dans un contexte où l’institution publique reste engagée à poursuivre sa mission, malgré les contraintes budgétaires auxquelles elle fait face. Saleh Kebzabo, tout en reconnaissant ces contraintes, a réaffirmé la nécessité de poursuivre le travail de médiation avec les ressources à disposition.

La médiature a également souligné l’importance de restreindre la diffusion d’informations inexactes, particulièrement lorsqu’elles mettent en cause des personnalités publiques ou le fonctionnement des institutions gouvernementales. Elle appelle à plus de prudence et à la vérification des faits pour maintenir une information précise et fiable.

Cet incident met en lumière les défis auxquels font face les institutions publiques dans la gestion de leur image et de leur communication à l’ère des réseaux sociaux, où les informations – vraies ou fausses – circulent rapidement et peuvent façonner des perceptions publiques de manière significative. En tant qu’organe clé pour la paix et la réconciliation, la médiature de la République s’efforce de clarifier ses positions et de les ancrer dans des faits vérifiables, tout en poursuivant sa mission de prévention des conflits et d’apaisement des tensions sociales.

Dans ce contexte, la médiature rappelle son rôle essentiel et sa détermination à œuvrer avec les moyens disponibles, en misant sur la prudence et la transparence des informations diffusées au public.