Sarh forme 18 enquêteurs pour guider ses projets
La commune de Sarh, située au sud du Tchad, s’engage dans une initiative visant à mieux comprendre les besoins de sa population pour orienter ses projets de développement futur. Un atelier de formation a été inauguré le 2 octobre 2026 pour former 18 agents enquêteurs, dans une démarche soutenue par le Bureau d’Expertise d’Eau, d’Assainissement, de Développement et de l’Ingénierie Sociale (BEEADIS).
Cet atelier, se déroulant dans la salle de réunion de la mairie, est conçu pour préparer les participants à conduire des consultations de terrain. Ils proviennent des divers quartiers et arrondissements de Sarh et seront impliqués dans des enquêtes auprès des ménages et des différentes composantes de la population.
Durant cinq jours, les enquêteurs recevront une formation intensive sur les techniques de collecte et de traitement des informations. Le programme inclut des méthodes pour mener des enquêtes de proximité, sélectionner les individus à interroger et recueillir des données fiables auprès des communautés. Dr Nadji Dakor, directeur général de BEEADIS, souligne que ces informations précises sont essentielles pour comprendre les réalités vécues par les résidents de Sarh.
Les enquêtes couvriront plusieurs domaines cruciaux, tels que la santé, l’accès à l’eau potable, l’assainissement, la protection de l’environnement et la gestion des déchets. Les enquêteurs s’intéresseront aussi aux conditions socioéconomiques des foyers, dans l’optique de fournir une vue d’ensemble des principaux défis auxquels fait face la commune.
Les résultats des consultations permettront de croiser différentes informations recueillies sur le terrain, renforçant ainsi la compréhension des réalités locales. Cette approche aidera la commune à identifier les secteurs nécessitant des interventions prioritaires. En complément des enquêtes ménagères, des échanges en groupes sont prévus avec les communautés pour récolter les préoccupations des associations de femmes et de jeunes, des leaders traditionnels et d’autres acteurs locaux. Ces discussions doivent permettre d’identifier les besoins prioritaires des quartiers.
Djimasbé Eliel, secrétaire général de la commune de Sarh, a exprimé ses attentes envers les enquêteurs, soulignant que la qualité des décisions municipales repose sur la fiabilité des données collectées. Il a exhorté les participants à suivre la formation avec sérieux et à s’investir pleinement dans les travaux proposés.
Cette initiative illustre un effort concerté de la part des autorités locales pour instaurer une planification urbaine et sociale plus inclusive et adaptée aux réalités du terrain. C’est un pas vers une meilleure appréhension des problématiques locales, visant à concevoir des politiques publiques qui répondent véritablement aux besoins des habitants de Sarh.