Sassou-N’Guesso promet une lutte durable contre la criminalité organisée au Congo
Denis Sassou-N’Guesso lance une opération résolue contre le grand banditisme au Congo
Le président congolais Denis Sassou-N’Guesso a inauguré le complexe scolaire de la Liberté tout en annonçant le lancement d’une nouvelle opération visant à éradiquer le grand banditisme en milieu urbain.
Au cours d’une conférence de presse qui a suivi la cérémonie d’inauguration, le chef de l’État a abordé les enjeux sécuritaires qui préoccupent la population. La direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) sera en première ligne dans cette initiative, qui vise à renforcer la sécurité publique face à une menace grandissante de criminalité. Dans ses déclarations, Sassou-N’Guesso a précisé que le décret organisant la sécurité présidentielle confère à cette entité une place indispensable au sein des forces publiques, soulignant sa responsabilité dans le maintien de l’ordre et la protection des citoyens.
« La sécurité présidentielle fait partie intégrante de la force publique et doit participer au maintien de l’ordre public, de la sécurité du peuple si cela est nécessaire », a affirmé le président, plaidant pour une clarification des missions de la DGSP. Ce dispositif n’est pas une première, a-t-il rappelé. Les unités de sécurité présidentielle ont déjà agi avec succès dans des opérations passées, notamment dans le Pool, où leur formation rigoureuse a été mise à profit.
L’opération actuelle, définie par la traque des grands bandits, sera instaurée durablement. « Croyez-moi, ce n’est pas un feu de paille », a-t-il assuré, avant d’évoquer l’importance de la paix dans le pays. Sassou-N’Guesso a reconnu que la République démocratique du Congo a vécu des périodes d’instabilité depuis sa fondation. « Depuis 2000, notre objectif est de garantir aux Congolais une vie et un travail en paix », a-t-il réitéré. Le chef de l’État a donc exprimé sa ferme détermination à ne pas laisser la criminalité gangrener les villes du pays.
En réponse aux difficultés rencontrées par d’autres corps de sécurité, le président a demandé à la DGSP d’intervenir pour pallier les lenteurs observées dans l’exécution de cette mission. Le manque de réactivité d’autres forces de sécurité a conduit à une situation où la DGSP a dû être mobilisée, comme cela avait été le cas lors des opérations précédentes dans le Pool.
Analysant la situation à la lumière d’événements internationaux, Sassou-N’Guesso a cité l’exemple de la France qui, face au terrorisme, a vu l’armée s’impliquer directement dans des opérations de sécurité. Dans cette perspective, il a affirmé que le Congo adoptera une approche similaire si les circonstances l’exigent.
Le président a fait savoir que tous les foyers de grand banditisme seront démantelés à l’échelle nationale. La priorité dans les actions de la DGSP sera accordée à Brazzaville et Pointe-Noire, tout en garantissant que les bandits en fuite seront traqués dans d’autres villes du pays. « Nous ne laisserons aucune cachette à ces criminels », a-t-il insisté, tout en soulignant que les résultats de l’opération initient déjà une amélioration de la sécurité à Brazzaville.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la criminalité au Congo, un défi que le pays doit relever pour assurer le bien-être de ses habitants. La déclaration de Denis Sassou-N’Guesso souligne non seulement l’urgence de cette situation, mais aussi la volonté du gouvernement congolais de s’engager fermement dans la protection de la population.
Alors que cette opération prend son envol, les regards sont tournés vers l’efficacité des actions annoncées. Les autorités espèrent qu’une présence renforcée des forces de sécurité permettra d’apaiser les craintes des Congolais et de instaurer une atmosphère de confiance, essentielle au développement et à la prospérité du pays.